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pas un groupe de monts enchevêtrés conime la Rhôn , mais une montagneunique, d’une étonnante régularité, un cône émoussé qui s’élève d’environÜOU mètres au-dessus des campagnes environnantes et dont les pentes n’ontpas une inclinaison moyenne de plus d'un degré : le diamètre du cercleque recouvre la niasse des laves est d’une cinquantaine de kilomètres.L’énorme cône est sillonné sur tout son pourtour de vallées disposées enforme de rayons et commençant toutes par de simples plissements de lamasse basaltique; dès que par leur divergence ces vallées sont éloignéesles unes des autres, les remparts de séparation se creusent au milieu,puis se divisent de manière à former des vallées secondaires. La mon-tagne se trouve ainsi découpée en collerette comme le volcan de Semeru,dans l’ile de Java ; mais il lui manque des cratères reconnaissables : toutesles anciennes cimes des laves ont été oblitérées. La régularité générale duVogelsberg n’empèche pas qu’il ne présente çà et là une grande variétéd’aspects; plusieurs cônes adventices, semblables à ceux de l’Etna , se sontélevés au-dessus des crevasses des pentes; des coulées de basalte avant mieuxrésisté que les autres à la morsure du temps hérissent de tours et de co-lonnes l’étendue des laves; en maints endroits on croirait voir d’anciennesconstructions, et quelques châteaux du moyen âge se montrent en effetsur les promontoires du Vogelsberg et des roches volcaniques isolées quil’entourent. Les laves décomposées sont d’une grande fertilité, et les arbresfruitiers qu’elles nourrissent sont parmi les plus vigoureux et les plus pro-ductifs de l’Allemagne ; mais la haute élévation moyenne de la région etla rareté des eaux jaillissantes ont empêché que la culture ne conquîttoutes les pentes du volcan : il est très-faiblement peuplé; grandes rouleset chemins de fer l’entourent de leur réseau, mais sans le traverser.
Au nord du Vogelsberg, les collines de la Hesse vont rejoindre lesroches ardoisières des bords du Rhin . Nulle part elles ne présentent l’aspectde chaînes régulières; elles s’élèvent en massifs divers, les uns complète-ment isolés, les autres bizarrement entremêlés, mais n’atteignant qu’à lahauteur moyenne de 400 mètres au-dessus des plaines environnantes, etn’empèehant en aucun endroit b facilité des communications entre le bas-sin de la Weser et celui du Rhin . Cependant quelques sommets de formehardie rappellent l’aspect des véritables montagnes. Ainsi le Ilabichts-wald (Forêt de l’Autour), à l’ouest de Cassel, contribue singulièrementpar ses promontoires de basalte à la beauté des perspectives qu’offrent lesavenues des jardins de Wilhelmshôhc. Entre Cassel et Eschvvege s’élève uneautre montagne, la plus fameuse de la liesse à cause de son entier isole-ment : c’est leMeisner, table de basalte dominant au loin la contrée. Comme