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le plus tôt pendant le moyen âge : les gisements argentifères du Rammels-berg, près de Goslar , y lurent découverts, dit-on, vers la fin du dixièmesiècle, et des témoignages historiques prouvent que pendant le siècle sui-vant le noble métal enrichissait déjà les villes de la contrée. Ce sont desmineurs du Ilarz qui sont devenus les maîtres de ceux de I’reiberg et detout l’Erzgebirge en Saxe , et, depuis, un grand nombre d’entre eux sontallés enseigner leur art dans le monde entier. En ’ ^ es endroits dull'arz le sol est tellement évidé par des étages de galeries minières, que,suivant le mot des montagnards, « la forêt de piliers est plus grande sousla terre que la forêt d’arbres vivant sur le sol » ; une des mines d’Andreas-berg, au sud-ouest du Brocken , était naguère, avant l’approfondissement despuits de l’ribram, celle qui descendait le plus bas dans le monde entier : ellepénétrait à 850 mètres au-dessous de la surface. C’est l’appel des mines quia fait surgir de grands villages et même des villes sur les plateaux du Ilarzet qui a peuplé les cités nombreuses entourant la base du massif. De mêmeque la Lombardie offre aux agriculteurs lt; plus bel exemple à imiter [tourl’utilisation des eaux d’arrosement, de même la contrée métallurgique duIlarz, parsemée de petits lacs artificiels, présente un tableau presque parlaitde l’emploi des forces motrices à la marche des usines; là rien ne se perdde la puissance gratuite fournie par la nature 1 . Maintenant la productionminière, quoique s’élevant chaque année à plus de 100,000 tonnes de mi-nerais divers, a beaucoup perdu de son ancienne importance économiquedans l’industrie générale de l’Allemagne ; un grand nombre de galeries pro-fondes, plus basses que les canaux souterrains d’écoulement qui percent lesmontagnes, ont été envahies par les eaux. De nos jours, c’est l’amour de lanature qui attire surtout les voyageurs vers les montagnes du Ilarz. Chaqueannée, les gens des villes viennent en myriades respirer l’air pur des som-mets et contempler l’immense horizon de plaines qui s’étend au loin versla mer du Nord.
Les grands souvenirs de l’histoire, dont le Ilarz fut jadis en Allemagne un des centres principaux, se sont maintenus en légendes qu’ont reprisesles écrivains modernes. Comme les chercheurs de trésors qui fouillent dansles ruines du château de Ilarzburg pour y trouver la couronne jetée dans safuite par l’empereur Henri IV , les poêles allemands vont recueillir les tradi-tions de la bouche des paysans et des mineurs, et le plus grand d’eux tous,Goethe , a su mêler admirablement quelques-uns de ces récits à la fable deFaust . Les divers chaînons de montagues qui se développent, au sud du
1 Thomé de Gamond, Mémoire sur les eaux courantes, p. 50.