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Livre III. L'Europe Centrale.
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IIELGOLAND.

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cl ceux-ci portaient des falaises, dites AVillekliff, de 00 mètres de hauteur.Quelques siècles auparavant, les deux îles, réunies en une seule terre, oc-cupaient certainement une étendue beaucoup plus considérable, ainsi quele prouvent les témoignages unanimes des anciens chroniqueurs. D’aprèsAdam de Drôme, celte terre, occupant maintenant trop peu de surfacepour qu’on puisse la cultiver, était « très-lèrlile, riche en céréales, en bes-tiaux et en volatiles », et des cartes, qui d’ailleurs sont tracées sans aucuneprécision dans les contours, attribuent à Hclgoland une superficie cen-tuple de celle que lui donnent les documents exacts dressés de nos jours.Les fossiles modernes, soit terrestres, soit d'eau douce, que l’on rencontredans les argiles des fonds marins et des récifs environnants, prouvent quela terre possédait une faune vraiment continentale. De nos jours, Helgo-land a perdu toutes les assises de craie qui l’environnaient autrefois; ellen’a gardé qu’un noyau de pierre dure que les vagues entament difficile-ment 1 : ce n’est plus qu’un rocher, mais un rocher superbe, dont lesstrates de grès bigarré, presque horizontales et diversement sculptées parles pluies, le vent, le soleil, l’air salin, brillent en couleurs bien tran-chées, vert, brun, rouge éclatant. A l’extrémité orientale de l'ile, un bourgde pilotes et de baigneurs, qui se dépeuple peu à peu 5 , occupe une plageétroite et monte à l’assaut des escarpements de la falaise; quelques naviresse balancent dans la rade, tandis qu’au large les bâtiments passent sou-vent en longs convois sur les routes marines de Brème et de Hambourg .Peut-être des phénomènes volcaniques ont-ils eu une certaine part à ladestruction de l’ancienne terre de iïallaglun. On raconte que par deux fois,le 15 juin 1855 et le 5 juin 1858, la mer de Ilelgoland s’est soulevéeen bouillonnant comme si elle avait été chauffée par un foyer de lavessous-marines A

Les plaines qui s’étendent à l’ouest de l’Elbe sont habitées par une popu-lation qui dans son ensemble est l’une des plus homogènes de l’Allemagne ,et dans laquelle les anthropologistes cherchent les représentants les pluspurs du type germanique. Cependant une race étrangère vivait encore ré-cemment dans le Hanovre. Tandis que dans la « marche » de Brandenburg et dans presque tout le bassin de l’Oder les Slaves se fondaient peu à peu

1 H. Girard, Die Xorddeutsche Ebene.

- Population de Ilelgoland en 18G0.2,860 hab.

» » 1872. 1,915 ,,

5 lî. Studer, Geschichtc der physischcn Géographie der Schtveiz, p. 42.

ni.

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