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Livre III. L'Europe Centrale.
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nient, sont représentés en Allemagne , proportionnellement aux habitants,par un nombre plus considérable d’individus qu'en France , et quelques-unes des races d’animaux sont parmi les plus appréciées de l’Europe 1 . Leschevaux du Meeklenbtirg et du Schleswig-Holstein ont été de tout tempsIrès-appréciés, et se distinguent en effet par la force des muscles et l’élé-gance des mouvements. De nombreuses légendes, se rapportant au coursierd’Odin , prouvent que dans ces contrées le cheval était considéré commeun animal sacré; les chroniques les plus anciennes nous montrent, que.dès les origines du moyen âge, les habitants du pays, tout barbares qu’ilsétaient, avaient établi des « enclos sacrés », des schirerin, où ils gardaientleurs étalons de choix. Actuellement, le plus grand haras d’Allemagne estcelui de Trakehnen, dans le bassin de la Memel , non loin de la frontièrerusse. La Prusse orientale est le pays des beaux chevaux de guerre, et leshabitants savent admirablement les soigner. Les chars des paysans sont at-telés de quatre chevaux fringants, luisants de poil, qui font plaisir à voir;une figure de cheval est sculptée sur les pignons de toutes les maisons lithua-niennes. Les paysans de ’Weslphalie, quoique de race différente, suiventune tradition semblable, et de même que les Lithuaniens, ils ont de fortbeaux chevaux, moins appréciés pourtant (pie ceux du Hanovre et de l’OI-denburg, excellents à la fois comme animaux de selle et de Irait.

Les races bovines allemandes sont moins connues à l’étranger que lesraces chevalines; cependant il en est de remarquables, notamment cellesdes Alpes bavaroises, et du Yoiglland, en Saxe ; les petites vaches de l’AI-gau donnent un excellent lait. Quant aux moutons, ils appartiennent pres-que tous aux races fines : le merino d’Espagne a beaucoup mieux conservéses qualités en Tlmringe, dans la Saxe, en Silésie, dans le Mecklenburg ,(pie dans son pays d’origine. Mais si la laine allemande est d’excellente qua-lité, elle diminue d’année en année : les terrains de pâture commencent àmanquer; le sol est de plus en plus conquis à l’agriculture proprementdite, et d’ailleurs les laines que l’on importe en quantité de l’Australie etde l’Amérique du Sud ne permettent plus de soutenir les prix des produitsindigènes. L’élève du porc a gardé toute son importance dans l’Allemagne du Nord et surtout dans la Westphalic, le pays des jambons fameux, connusdans le commerce sous le nom de « jambons de Mayence ».

* Animaux domestiques en Allemagne en 1875 :

Chevaux. 5,552,000, soit 80 pour 1,000 habitants.

lîoeufs. 15,777,000 » 577 »

Moutons. 24,845,000 » 595 »

Porcs. 7,124,000 » 170 »

Chèvres. 2,520,000 » 55 »