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non protégées par dos marais travaillaient dos peuples asservis ou tribu-taires et par conséquent méprisés. Une zone côtière, qui se développe surune longueur d’environ G00 kilomètres et dont la largeur est de 15 à 20kilomètres seulement, ne pouvait évidemment devenir le domaine d’unpeuple autonome; les habitants du liant pays, descendant à l’improvisledes montagnes, étaient d’avance les maîtres de ces riches bourgades qu’ilsvoyaient à leurs pieds. Si frappant que soit le contraste du sol, du climatet des cultures entre les plateaux d’Iran et les campagnes basses du Ma-zanderan, il symbolise beaucoup moins nettement l’opposition du bien et dumal (jne ne le fait, dans la Perse proprement dite, le passage soudain dessables mouvants ou des âpres rochers du désert à l’oasis ombreuse et ver-doyante, emplie du murmure des fontaines, du chant des oiseaux, etcachant une cité populeuse dans les profondeurs de sa verdure.
Les vapeurs de la Caspienne et celles qu’apportent les vents polaires ont.plus fait que tout autre agent géologique pour donner au Mazanderan saparure de végétation. La quantité de pluie qui tombe sur les versants del’Elbourz n’a pas encore été reconnue par des observations comparées ;mais d’après les évaluations approximatives il pleuvrait au moins cinq foisplus sur les pentes septentrionales de la montagne que sur les pentes oppo-sées, tournées vers l’Iran *. Ou a ml les nuages pluvieux montent de lamer, on les voit presque toujours s’arrêter à la crête même des monts,limités nettement par l’air sec qui repose sur les plateaux 1 2 . Après lesgrandes averses, l’eau douce que le vent de la mer avait jetée sur les montset que les torrents ont rapportée, recouvre jusqu’à une grande distance leflot salé de la Caspienne; une tradition, rapportée par Plutarque , ditqu’Alexandre but de celle eau dans sa campagne d’Hyrcanie. Par l’eflctdes pluies, le relief des monts diffère complètement entre les deux côtésdes Alpes persanes. Tandis qu’au sud l’Elbourz se redresse en terrassesrégulières, faiblement entamées par les météores, les escarpements dunord sont entaillés dans tous les sens de ravins profonds dont les débrissont étendus sur le sol de l’étroite plaine en graviers et en limons : dechaque colline avancée on voit se succéder le long de la côte les arêtesparallèles de promontoires dont les derniers vont se perdre dans la brume;chacune de ces lignes '\ l’entrée d’une vallée avec ses vallons laté-raux et tout un système de torrents, de rivières et de canaux d’irriga-tion. Quoique se développant au nord du 50 e degré de latitude, les côtes