.NOUVELLE GKOGKAI'JHE UNIVERSELLE.
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roches du versant oriental sont veinées de enivre et de plomb argentifère;les gens du pays vont y faire leur provision de minerai uniquement pouren retirer le plomb au feu de leur cuisine, ignorant que ce métal est mêléà une grande quantité d’argent, que d’ailleurs ils ne sauraient pas extraire 1 2 .
Au sud du Savalan, la région triangulaire comprise entre l’Elbourz etles chaînes bordières de la Perse occidentale est occupée par divers massifset chaînons qui forment la transition entre les deux systèmes orographi-ques. Le plus imposant de ces massifs, parallèle à l’Elbourz et s’y ratta-chant par son extrémité sud-orientale, est parfaitement limité des troisautres côtés par la longue courbe que décrit la rivière du lvizil ouzen avantde s’unir au Chah rond pour entrer dans la gorge de Mendjhil. C’est le cé-lèbre Ivallan lundi, qui est à la fois une frontière météorologique et histo-rique. Au nord, le pays est plus humide : c’est la région des eaux cou-rantes et des pâturages; au sud l’air est plus sec, le sol plus aride. D’uncôté la population est principalement composée de Turcs; de l’autre elle estpersane en majorité. Aussi le Ivallan kouh, malgré sa faible hauteur, com-parée à celle de l’Elbourz, des monts du Kourdistan et de l’Arménie , etmalgré la facilité de la route, trop mal pavée, qui l’escalade, est cepen-dant considéré comme faisant partie du diaphragme médian de tout lecontinent d’Asie 8 ; d’ailleurs il appartient en effet à la ligne de faîte pour lepartage des eaux entre la Caspienne et le désert persan; son nom aurait lesens de « Mont des Limites » et non celui de montagne des Tigres,comme on l’explique d’ordinaire 3 . Le Ivallan kouh se compose de marnesredressées et çà et là changées en une sorte de porcelaine par des érup-tions de porphyre 4 . La haute chaîne du Khamseli, qui se prolonge au sud,séparée de l’EIbourz par la vallée du Chah-roud, est, comme le Savalan,très riche en métaux; un des chaînons que l’on traverse pour se rendrede Sultanich à Kasvin est en entier une masse de pierre ferrugineuse dontla teneur métallique est très élevée 5 .
Les chaînes du Kourdistan, dressant quelques-uns de leurs sommets àune élévation presque aussi considérable que celle du Sehend, se rattachentau massif du Tcndurek et, comme ce cône, qui fait face à la double cimede l’Ararat, elles sont en partie d’origine volcanique ; un cratère s’est ouvertdans celle région des montagnes et ses laves se sont écoulées en un large
1 Czarnolta, Geologische Reichsanstall, 18U2, II.
2 Chardin, Yoijaqes en Perse et autres lieux de l'Orient.
3 Ouseley, Travels in lhe East ; — Cari Hitler, Asien . vol. VIII.
4 De Filippi, A'ote di un Yiagyio in Persia.
3 Czarnntta, mémoire cité.