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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

sol très inégal, porté en divers endroits de petites cavités qui rendent lamarche très difficile aux chameaux ; cependant les fondrières sont raressur le pourtour du marais proprement dit. En hiver, la terre humide estnoire, raboteuse, comme si elle avait été retournée par la charrue; mais enété elle se recouvre d’une pellicule de sel cristallin, sous laquelle leshoues se maintiennent longtemps; en certains endroits il y a danger à tra-verser ces fonds au sol trompeur. La partie la plus basse de kewir, au nordde Yczd, ne dépasse probablement pas GOG mètres d’altitude 1 ; mais plusau sud-est, dans le sahara de Loul, la cavité du plateau se creuse de plusen plus; à Dihi-Seïf, au nord-est de Kirman, de lvhanîkov a trouvé le sol à580 mètres seulement au-dessus du niveau de la mer; d’après lui lepoint le plus bas serait probablement à 120 ou 150 mètres d’élévationabsolue.

Il est difficile d’évaluer, même approximativement, quelle est, comparéeà ces bassins sans issue, la proportion des versants extérieurs de la Persequi s’inclinent soit au nord vers la Caspienne , soit au sud vers le golfe l'er-sique ou la mer d’Arabie. D’ailleurs les superficies respectives des airesont certainement changé pendant les époques géologiques : tel ileuve,lorsqu’il roulait une niasse d’eau considérable, atteignait la mer, tan-dis qu’il se perd aujourd’hui dans un marais de l’intérieur; tel lac,enfermé de tous les côtés par un cercle de hauteurs, se déversait autrefoissur le versant maritime par une brèche de son enceinte. Des changementsdu même genre s'accomplissent encore de nos jours de saison en sai-son : la plupart des cours d’eau qui atteignent la mer dans leur périodede crue s’arrêtent en roule pendant la saison des sécheresses; alors quel-ques centaines de litres par seconde, représentent le volume total deseaux qui de cette partie du continent font retour vers la mer. Mais si lesrivières périodiquement tributaires de la Caspienne on de l’océan Indienétaient considérées comme indiquant d’une manière permanente le versantextérieur de l’Iran , c’est à un peu plus du tiers de la superficie du terri-toire qu’il faudrait évaluer ces régions d’écoulement. Les deux autres tiersde la Perse se composent de bassins fermés, sans communication avec laCaspienne ou l’OcéanC

Les petits cours d’eau qui descendent de l’Elbourz pour aller se jeter dans

1 Mac Gregor, Sarrativeof aJotirneij throuyli Kliorassan.

- Versants de la Perse, d'après Oliver Saint-John :

Pente océanique. 5511 000 kit. carr. Bassin du ltamoun. . . . 105 000 kit. carr.

» Caspienne . 200 000 » » d'Ouriniali .... 55 000 »

Autres bassins fermés. 850 000 kit. carrés.