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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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RIVIÈRES DE LA TERSE.

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la Caspienne sont les seuls qui, à égalité de bassin, puissent se compareraux rivières de l’Europe occidentale. L’Atrek et le Gurgen n’ont plus quedes eaux traînantes et marécageuses lorsqu’ils atteignent la mer. Quant auSefid roud, qui roule une masse d’eau plus considérable, il n’est cependantpas assez profond pour servir à une navigation sérieuse et diverses ten-tatives faites pour transporter des marchandises par cette voie n’ont eu au-cun succès. Le golfe Persique ne reçoit aucun ileuve qui ne soit guéablc entoute saison et qu’une flèche de sable ne sépare de la mer pendant l’été;ses principaux affluents, le Djerrahi, le llindiyan ou Zohreli, la Chems-i-Arab, et plus au sud le torrent qui porte le nom de Sefid roud ou « rivièreBlanche », comme le cours d’eau de l’Azerbeïdjan , ne sont que de simplesouadi. Cependant la Perse possède un fleuve navigable jusqu’à la mer,le lvaroun ou Kouran, formé des torrents de la Susiane du nord et du J.ou-ristan méridional; mais ce coura.nl ne roule plus qu’une faible partie deses eaux directement au golfe : un canal artificiel l’a détourné vers le Chatel Arab , et maintenant il n’est plus guère qu’un affluent du grand fleuvecomme les rivières d’amont, la Jliyala et la lverkha, nées dans la Perseoccidentale. Le lvaroun devrait être la grande voie d’accès du plateau pourle transport des marchandises expédiées par le golfe Persique , car il aplus d’un mètre de profondeur en tout temps et les bateaux à vapeur peuventle remonter à 250 kilomètres de son embouchure. Sur toute celle lon-gueur de cours, il n’exisle qu’un seul obstacle, formé par un seuil deroches gréyeuses, près de l’ancienne ville forte d’Ahwaz . En cet endroit,des collines, ou plutôt des blocs de grès d’une centaine de mètres de hau-teur, qu’on prendrait de loin pour des édifices élevés de main d’homme,rétrécissent la vallée; le fleuve s’engage dans une cluse et descend en ra-pides entre les saillies de rochers, tous alignés en arêtes parallèles à l’axedes montagnes persanes. Il y a plus d’un demi-siècle déjà, en 1850, l’Anglais Estcourt remontait le lvaroun en bateau à vapeur jusqu’aux rochers d’Ali-waz; six ans plus tard, Sclby franchissait l’obstacle et ne s’arrêtait qu'à2 kilomètres en aval de Chouster 1 . Le canal d’Ab-i-Gargar, à l’ouest dufleuve principal, entre Chouster et le confluent du Dizfoul, offre encoreplus de facilités à la navigation et, pendant deux mois de l’année, le Diz-foul porte bateau jusqu’à la ville du même nom. Ainsi tout un réseaude voies fluviales pourrait exister dans cette région de la Perse, surtout sil’on creusait, ainsi qu’il a été proposé par des ingénieurs, un canal d’envi-ron 2 kilomètres de long pour contourner Alivvaz. D’après M. Dieulafoy, il

1 Journal of the Geoyrapliical Society of London, 1844.

IV.

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