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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
sur les pentes de l’Elvend jusqu’à 2278 mètres; en revanche les magnoliaset les camcllias, qui vivent sous le climat humide des Iles Britanniques , nese voient point en Perse à température égale 1 . Les palmiers ne se cultiventque dans les liasses vallées des chaînes hordières et au sud-est du pla-teau, jusqu’au nord de Tehbes, sur les confins du désert ; mais on les re-trouve au nord, sur les rivages de la Caspienne , et principalement dans lesjardins de Sari; d’après la tradition locale, tout le littoral caspicnde Mazan-deran aurait été naguère ombragé de palmiers, remplacés maintenant pard’autres espèces végétales. En moyenne, la flore de la Perse, si l’on con-sidère le littoral de la Caspienne comme un pays distinct, est beaucoupplus pauvre que celles de la Transcaucasie cl de l’Europe occidentale. C’estune exagération poétique de répéter avec le proverbe : « Dans le Fars onne peut Taire un pas sans marcher sur les fleurs! »
Le remarquable caractère d’unité que présente le plateau de l’Iran , sibien limité de trois côtés par des chaînes hordières, pourrait faire croireque par sa faune la Perse se distingue nettement des contrées avoi-sinantes. 11 n’en est rien. La faune persane diffère si peu de celle des payslimitrophes, qu’on pourrait la croire d’immigration récente. La cause en estsans doute à l'assèchement récent de la contrée ; le pourtour seul étaitémergé et c’est de là que peu à peu les espèces se sont répandues vers lecentre à mesure que se retiraient les eaux 5 . Les montagnes, les plateaux,les solitudes de l’Iran , continuant à l’ouest le Pouchloun-klnva, ont aussileurs bandes de gazelles et d’àncs sauvages, des léopards, des sangliers, desours, des loups et des renards; le Baloutchislan iranien ressemble à celuide lvalat, et, des deux côtés de la frontière, le Mckran offre les mômesespèces, d’ailleurs bien peu nombreuses; la Perse occidentale a sur sess extérieures la faune de la Mésopotamie , celle du Kourdislan dans sesvallées, celle des plateaux sur ses rochers et dans ses kewir; enfin, lesrégions arrosées du nord-ouest, les plaines de l’Azerbeïdjan et surtout lespontes septentrionales de l’Elhourz appartiennent à Paire de l’Arménie etdu bas Caucase par les animaux qui les habitent aussi bien que par l’aspectde leur végétation. Les sommets des monts isolés, tels que le Sebend et leSavalan, ont non seulement la flore caucasienne, mais aussi mainte espèceanimale qu’on ne retrouve qu’au delà de l’Araxe , notamment diversesespèces de papillons 3 . D’après une légende, qui se rattache peut-être à un
1 Moritz Wagner, Reise nach Persien und dem Lande der IiurJen ; —N. de Khanîkov, Mémoiresur la partie méridionale de l’Asie centrale .
5 De Filippi, Note di un Yiaggio in Persia; — O’Donovan, Road lo Merv .
5 .Moritz Wagner, ouvrage cité.