PERSANS.
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pagner les caravanes; ils vont et viennent île l’une à l’autre station,changeant sans cesse de compagnons, et les servant tous avec la mêmefidélité 1 . Les Persans ont aussi des lévriers tazi d’une élégance rare etsupérieurs aux espèces européennes par la rapidité de leur course. Leschasseurs du pays savent encore dresser diverses variétés de faucons.
De même que les flores et les faunes, des populations très différentes parl’origine se sont rencontrées sur le territoire d’Iran , les unes ayant gardéleur caractère distinct, les autres croisées en un type nouveau. Les prin-cipaux éléments ethniques de la contrée sont les Iraniens proprement dits,les Turco-Tartares, les Kouriles et les Arabes.
Le gros de la population persane habite la partie méridionale du plateau,de Kirmau à Kermauchah, et l’une des provinces de celte région portemême spécialement le nom de Fars ou Farsistan , c’est-à-dire « Pays desFarsi » ou Persans : l’appellation générale pour la race entière est celled’irani. Pris en masse, les Persans sont, parmi les peuples de la Terre , unde ceux qui se rapprochent le plus du type de la beauté, tel que le com-prennent les Européens. De taille bien prise, élégants et souples, larges de3 et d’un noble port de tète, ils ont pour la plupart des traits régu-liers, dont l’ovale pur est entouré d’une chevelure noire et bouclée ; maisl’habitude de porter de hauts bonnets de laine ou de poil rend chez leshommes la calvitie très commune. Les yeux, presque toujours bruns, sice n’est dans le Fars , sont grands et bien fendus; les sourcils, parfaite-ment arrondis, se rejoignent parfois au-dessus du nez, et chez les femmesle pinceau aide à la nature pour unir les deux arcs; les cils sont longs etrecourbés; le nez, légèrement aquilin, surmonte une bouche dont les lèvresne sont ni saillantes, ni étroites; le menton, rarement trop large, disparaîtchez l’homme sous une barbe abondante, soyeuse, ondulée. 11 n’est pas decontrée où les écoles présentent un spectacle plus ravissant qu’en l'erse :on voit avec délice ces enfants aux boucles noires, accroupis sur les nattes,et suivant les gestes de l’instituteur de leurs grands yeux bruns et du jeude leur physionomie mobile.
Par la forme du crâne, les Iraniens tiennent le milieu entre les Sémiteset les Afghans. Mais si l’on prend pour types des vrais Persans les Guèbresde Yezil, dont Khanîkov a rapporté cinq crânes, étudiés par de Baer, laboîte osseuse des Iraniens se distingue par une capacité considérable; très
* Biugscli, Reise der preussischen Gesandlschaft nach Persien 1SG0 urnl 1801.t5-