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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

dolichocéphale 1 2 3 , elle est moins haute que chez les Sémites, mais plus hauteque chez les Touraniens; la partie supérieure du crâne est aplatie. Le bas-relief de Rarabgherd, qui représente le triomphe de Sapor sur Yalérion, enl’an de 260 de l’ère vulgaire, figure des Persans et des Romains : parceux dont les tètes sont nues, on peut constr.ter que les crânes des Persansétaient alors, comme de nos jours, relativement longs, peu élevés et platspar le haut 8 . En général, les Iraniens ont la pomme d’Adam à peine sail-lante, les os plus minces que la majorité des Européens, et les attachesd’une grande finesse. Les mains et les pieds sont petits et llexihles; ilest difficile de rencontrer des hommes marchant mieux que les Persans :les instructeurs étrangers donnés à l’armée par le gouvernement sontétonnés des étapes que peuvent fournir leurs troupes sans fatigue appa-rente 5 * * . Ils sont également frappés de voir un si petit nombre d’hommesn’atteignant pas ou dépassant à peine la taille moyenne, qui est d’environi,50 : à cet égard, il y a beaucoup moins de diversité qu’en Europe . 11 esttrès rare de rencontrer des Persans affligés d’obésité : le médecin Polak,pendant de longues années de séjour, a vu seulement trois Iraniensqu’on eût remarqués en Europe pour leur grosseur. Jadis le tatouage étaitgénéralement pratiqué chez les femmes : toutes se faisaient pointillerquelques dessins sur le menton, le cou, la poitrine et le ventre; cet usagea disparu des villes et devient de plus en plus rare dans les campagnesde la Perse occidentale; mais dans la province de Kirman et le Ralou-tchislan persan le tatouage est. encore coutumier 4 . Une autre habitude,générale dans certains districts de la Perse et qui se fait parfois commeune cérémonie religieuse, est de manger de la terre : ainsi, non loin deReï, l’ancienne Ragliès, se trouve une mosquée où les femmes seules ont ledroit d’entrer, et dont le sol, composé d’un détritus de roches grises etjaunes, est creusé à coups de dents par les fidèles. Mais cette pratique sicommune de la « géophagie » provient surtout d’un appétit dépravé : danspresque tous les bazars des grandes villes se vendent des houles de kaolinou d’argile blanche moins fine destinées à satisfaire ce goût 5 , l’n vieilusage persan, qui se maintient en quelques villages, est de se faire saignerà chaque nouvelle lune : de là le teint mat et cadavéreux des habitants,

1 Indice céphalique des Guèbres du Yezd : 0,71). (Ruliousset, Khnnîkov.)

2 Flandin; —Khanikor, Ethnographie de la Perse.

3 I’olak, ouvrage cité; — Rakcr, Clouds in IheEast.

' Ker Porter , Travels in Persia; — Gasteiger, Von Téhéran nacli Reludschistan ; — W’ills, The

Land of the Lion and Sun.

e Polak, ouvrage cité; — A. Goehel, Bulletin de l’Académie des sciences de Pêtersbourg,

tome V, 1805; — Tietze, Yerhandlttngen der Ceologischen Reicltsanslalt, 1875, VIII.