PERSANS.
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qui a fait croire à maint voyageur que la région était des plus insalubres 1 .
Le type persan paraît être le plus pur dans les régions orientales et cen-trales de la contrée et dans les vallées des montagnes, ainsi du reste qu’onétait porté à le présumer avant toute élude directe, par ce lait que lesinvasions, les immigrations, les croisements pacifiques ont eu lieu princi-palement dans les régions fertiles de l’ouest et que les habitants des oasis,gai'dés par les déserts, et ceux des hauts vallons, défendus par les escarpe-ments, ont été moins souvent visités : c’est ainsi que les habitants deKahroud, dans les montagnes qui s’élèvent entre Kachan et Ispahan , ontencore la lierté d’aspect des « compagnons de Cyrus » et parlent un dialecteque l’on croit être l’approché du pelilvi*. En d'autres endroits écartés, celtelangue, qui fut l’idiome officiel de l’Iran jusqu’à la conquête arabe, seserait aussi maintenue. Mais presque partout la race est très mélangée etl’ancien dialecte a disparu. Clialdéens, Lourdes , Sémites, ont eu de touttemps une influence considérable par leur mélange avec les populationspersanes de l’Occident ; sous les héritiers d’Alexandre et sous les Arsacides,l’élément grec ou hellénisé vint exercer aussi une certaine action. Plus tard,la domination des Arabes introduisit le sang sémitique jusque dans lescouches les plus profondes du peuple iranien. Depuis des milliers d’an-nées, des nègres de race pure ou mélangée, des Abyssins, des Somali,entrent en Perse de gré ou de force par la voie des ports, et peut-êtremême que certains districts de la Susiane étaient jadis le domaine de popu-lations rapprochées des noirs parle teint et l’origine; le nom de la pro-vince persane du Khouzistan rappellerait encore le séjour de ces anciensKouchiles, croisés maintenant avec les Iraniens 3 . Les Turkmènes et autrespeuplades tarlares ont aussi une part dans le renouvellement graduel deces populations qu’ils ont si souvent rançonnées. Enfin, l’importation demilliers et de milliers d’esclaves géorgiennes et circassicnncs pendant prèsde trois cents années, jusqu’à la conquête de ïiflis par les Russes , au com-mencement du siècle, a certainement fait beaucoup, au moins dans larégion nord-occidentale de la Perse, pour embellir la race. I)e leur côté,les Persans se sont répandus bien au delà des limites de leur patrie : onsait que, sous le nom de Tat et de Talicli, ils habitent la Transcaucasie au nombre d’environ 120 000, et que dans le Khorassan, l’Afghanistan ,la Transoxiane, ils constituent en maints endroits le fond de la popula-tion sédentaire : là ils se nomment Sart, Tadjik, Parsivan.
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1 Khanikov, Ethnographie de la Perse.
- Jane Dieulafoy, Tour du Monde ; — M. Dieulafoy , Notes manuscrites.
5 G. Perrot et Chipiez, Histoire de l'Art dans T Antiquité, vol. II.