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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
turc : c’est le fameux pont que l’on n’ose traverser quand soufflent lesvents du matin et du soir.
Clialiroud, « Rivière Royale », est le nom de la ville qui garde au sudl’entrée des routes de l’Elbourz redescendant de l’autre côté des montagnesdans la plaine d’Aslrabad. Celte position lui assure une certaine impor-tance commerciale et des caravanes y portent le riz et autres denrées duMazanderan . Naguère l’animation de la ville provenait de ce que les pèlerinsde Mecbed étaient obligés de s’y réunir pour se former en troupes capablesde résister aux Turkmènes : jusqu'à celle étape, située à mi-cbemin entreTéhéran et la ville sainte, ils pouvaient voyager en groupes peu considé-rables, mais au delà une faible caravane eût été trop en danger. Clialirouda quelque industrie; ses cordonniers, les plus habiles de la Perse, travaillentpour les élégants Iraniens revenus d’Europe . Ees centaines de jardinsqui entourent la ville, ainsi que Rostam , située à fl kilomètres plus aunord, ressemblent de loin à une foret; abricotiers, liguiers, mûriersentremêlent leurs branches et les murs disparaissent sous les festonsde la vigne. Rostam , que domine une mosquée à minaret tremblant, estfameuse pour la quantité de ses pommes, et jadis ses eaux passaientdans tout l’Iran comme souveraines pour guérir nombre de maladies,même l’amour 1 . Dans les pâturages des montagnes voisines paissent deschevaux renommés parmi les plus beaux de la Perse.
Au sud-ouest de Clialiroud,Damgban, autre étape sur la route de Mecbedà Téhéran , fut jadis une grande cité, et l’on voit encore, dans les envi-rons, des ruines couvrir une vaste étendue. Ees voyageurs ont vainementcherché parmi ces décombres quelques restes de P; ’ ’ ’, car c’est à
Damgban ou Damagban que la plupart des savants placent l’ancienne capi-tale des Parlhes, à laquelle les Grecs avaient donné le nom de Jlecalon-pylos, la Mlle aux « Cent Portes » 2 . Damgban partage en effet avec Cliah-roud l’avantage d’être placée à la convergence de « cent » chemins des-cendant de l’Elbourz et de nombreuses roules y aboutissent des villes duplateau persan. Si nul édifice antique ne se retrouve en cet endroit, dumoins la tradition parle d’une « cité d’Argent » qui aurait été élevéedans le voisinage; à l’est se dresse la tour ronde de Meïinandan, au cou-ronnement d’arabesques. La prospérité de la ville aux Cent Portes -provenaitsurtout des eaux d’irrigation qui lui étaient amenées de l’Elbourz parcanaux souterrains, et àaeout signale comme l’un des « plus beaux monu-