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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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RECHT, ENZELI , ROUDBAR.

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force des choses, devient, au point de vue du trafic, une dépendance del’empire russe , comme elle le fut au point de vue administratif. Déjàplusieurs fois des capitalistes européens ont proposé la construction d’unchemin de fer de Redit à Téhéran et l’on ne saurait douter que dans unavenir prochain la première voie de communication rapide entre l’inté-rieur de la Perse et le reste du monde 11e s’ouvre, en effet, par la brèchedu Sefid rond et le littoral du Ci bilan. Dès que le réseau des voies ferréesde la Russie d’Europe aura rejoint celui de la Transcaucasie , le prolon-gement des rails dans la direction de la Perse deviendra l’une des néees-sités du trafic international.

A l’ouest et au nord de Redit, dans la direction de la Russie , il 11’y a plusde villes proprement dites sur le territoire persan; les plus fortes agglo-mérations 11e sont que des villages : Fumen, ancien chef-lieu de district ;Mazoul ou Mazoullii, bâtie sur une roche escarpée et peuplée surtout de for-gerons; Kerganroud, port côtier où quelques navires russes viennent chargerdu bois de noyer. Au sud de Redit, la vallée du Sefid roud donne accès surle plateau d’Iran; mais la région naturelle du Ghilan s’arrête aux défiléspar lesquels les eaux se précipitent du niveau supérieur vers le bassin dela Caspienne . D’ailleurs la route ne suit point le cours du fleuve, elles’élève par brusques lacets sur les hauteurs qui dominent la cluse àl’occident et d’où l’on aperçoit à ses pieds les gorges profondes où blan-chissent les eaux, ha ville de Roudbar, appelée souvent « Roudbar desOlives », se prolonge, sur un espace d’au moins 5 kilomètres, dans uneplaine remplie d’oliviers et autres arbres fruitiers; les olives, — fruitqu’on 11e trouve dans aucune autre partie de la Perse, — sont employéessurtout pour la fabrication des savons 1 . En amont, le pont de Mendjhii,construit à une petite distance au-dessous du conlluent du Chah roud etdu Kizil ouzen, qui forment le « fleuve Rlanc », est pris comme limiteentre les deux provinces du Ghilan et de l’Irak-Adjemi. Ce pont, dont lesneuf piles sont creusées à l’intérieur de manière à servir de caravansé-rail, est considéré par les indigènes comme une merveille d’architec-

1 Villes du bassin de l’Atrek, du Mazanderan et du Ghilan, avec leur population approximative :

EIIORA53A h’.

Sari (Mclgounov).

. 8 000 hab.

Koutchan (Stewart).

12 000 bah.

Gumîeh-tepe (O'üonovan) . .

5 500 »

Houdjnourd ».

7 500

))

GHILAN .

Chinvan » .

. 2 500

))

Redit (Melgounov).

. 27 000 hab.

MAZAN'DF.RAN.

Lahidjan » .

. 8 000 »

Barfrouch (StaeU).

50 000 hab.

Roudbar » .

. 5 000 »

Amol » ....

10 000

))

Lengheroud » .

5 000 »

Astrabad » ....

8 000

)>

Enzeli » .

2 500 »