NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
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tesque croix dont la partie transversale figure un péristyle de temple, tan-dis que la partie supérieure montre le roi trouant sur un pavois que por-tent les peuples vaincus. A la hase du rocher, les rois Sassanides ont aussivoulu laisser des monuments de leur gloire en taillant dans la pierre deslias-reliefs représentant divers évènements de leur règne : la plus curieusede ces sculptures montre le roi ISapor étendant généreusement la mainsur la tète de Yalérion, l’ennemi vaincu 1 .
D’après la plupart des archéologues, le (omhoau de Cyrus, souveraintoujours vivant dans les traditions iraniennes, se trouverait dans la mêmecontrée, non loin du village de Meched-i-Mourghab, à une soixantaine dekilomètres au nord-est de Persépolis. Là s’étend, environnée d’âpres mon-tagnes, accessible seulement par des gorges où la roule est taillée dans leroc, une vaste plaine parsemée de débris et traversée par le Mourgh-ab ou« l'Eau des Oiseaux », la même rivière qui plus bas, sous le nom dePoulvar, va rejoindre le Band-Emir, près du Trône de Pjemcliid. Une grandeville s’élevait certainement en cet endroit à l’époque de Cyrus. Un pilierporte encore l’image du souverain divinisé, que désigne une inscriptionprécise : « Moi Cyrus, le roi, l’Achéménide! » Un tombeau que les gens dupays disent être celui de la « mère de Salomon » et sur lequel on litune, inscription arabe, est tenu par la plupart des voyageurs pour le monu-ment funéraire de Cyrus, et les restes d’une plale-lorme, de constructionanalogue à celle du Trône de Pjemcliid, seraient les substructions d’un an-cien temple du Feu où le roi glorieux aurait, lors des grandes fêles, attiséla llamme devant le peuple assemblé. Toutefois il est douteux que laplaine de Meched-i-Mourghab soit bien celle de l’antique Pasargades,avec laquelle tous les savants l’identifiaient naguère, car les textes placentcelte ville sainte beaucoup plus à l’est, dans le pays de Kirman, et nondans une campagne unie, mais au sommet d’un mont 5 . De même que lesmonuments d’Islakhr, ceux de Meched-i-Mourghab ont été construits par desarchitectes connaissant le style hellénique : c’est en Lydie et dans l’Ionie qu’ils avaient trouvé leurs modèles de temples et de tombeaux 5 .
La ville de Darab ou Darabdjerd, située à 200 kilomètres au sud-est deChiraz , près des sources d'un torrent dont les eaux s’écoulent pendant lasaison des pluies vers le golfe Persique , est une des cités que l’on chercheà identifier avec l’antique Pasargades; mais on n’y a trouvé aucun monu-ment, aucun débris qui rappelle le nom de Cyrus. Néanmoins il est certain
1 Elandin et Costo, Voyage en l’erse.
- Oppcrt, Académie des Inscriptions , séances du ‘20 septembre et du G octobre 1882.
r - Dicidaloy, mémoire cité;— \Y. Oncken, Wcllgescliichte in Einzddarstdlumjcn.