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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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CUIRA Z, l'KUSÉl’OLIS.

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par le déchiffrement dos signes cunéiformes gravés sur les parois, quele principal des six palais était celui de Xerxès , « le roi des rois, le fils duroi Darius, l’Acliéménide » ; niais, à en juger par l'inachèvement des sculp-tures et des inscriptions, il semblerait que le bâtisseur ne put terminerson œuvre. D’après la tradition, l'incendie détruisit l'édifice, quoiqu’on nevoie sur le marbre aucune trace de l'eu et que même des colonnes aientgardé leur poli, « si uni et si clair, disait Herbert au dix-septième siècle,que nul miroir d’acier n’en approche ». Des mahoinétans iconoclastes ontabattu les laces des taureaux ailés et toutes les représentations de figureshumaines. Le temps aussi a renversé des murailles, détruit des colonnes,mais tel qu’il est, l’édilîce présente encore un ensemble grandiose. I ndouble escalier, dont un homme à cheval gravirait facilement les largesdegrés de marbre noir, mène sur la terrasse carrée qui porte le monu-ment. Kn 1705, Niebuhr compta dix-sept colonnes, reste des soixante-douzequi avaient fait donner au palais le nom des « Cent Minarets » ; actuelle-ment, plus d’un siècle après, douze subsistent, portant des rpstes de cha-piteaux. Au delà, sur les trois paliers successifs de la terrasse, pavée demarbre, se voient des murs ébréchés, des portes, des piliers, des ruinesinformes où l’archéologue a néanmoins fini par reconnaître la dispositiondes salles publiques et des appartements privés 1 . Quelques sculptures etmaint détail de construction rappellent l’influence égyptienne, mais l’en-semble est d’une grâce élégante qui témoigne de la « parenté » existantà cette époque entre l’art de la Perse et celui de la Grèce *. Les architectesqui bâtirent le palais de Xerxès avaient certainement vu les temples grecsde l’Ionie et les monuments delà Lydie 5 .

Au-dessus du Trône de Djcmchid, sur une paroi de la montagne demarbre, assez rapprochée du sommet, apparaissent trois entailles faites pourles tombeaux des souverains. En face, sur la montagne du Xakch-i-Rous-lem, qui se dresse de l’autre côté du Poulvar, se voient les ouverturesd’autres sépulcres royaux, que les indigènes disaient jadis être les « pri-sons du vent »*. Une de ces tombes renfermait les ossements de Darius,lils d’Hystaspes, ainsi que le révèle une inscription; les Acbéménides, sessuccesseurs, à l’exception de Darius Codoinan, reposaient dans les autrescryptes. Les excavations sont taillées de manière à former une gigan-

1 l.oflus, Susa and Persepolis; — Eugène Flumlin et l’aseal Poste, Voyage en Perse; —M. Diculafoy, Xotes manuscrites.

2 II. Brugscb, Reise der preussischen Gesandschaft nac'i Persien in 1800 und 1801.

5 M. Diuulafoy, Académie des inscriptions ; — Journal officiel de la République française ,18 septembre 1882.

4 Barbier île Moinard, Dictionnaire de la Perse, par ïaeout.