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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

fier la ligne de rails vers les cités importantes de l’Iran ; même il ne seraitpas impossible de continuer le chemin de fer jusqu’à l’Inde anglaise enlui faisant traverser dans tout son parcours des régions peuplées : des sta-tions telles que Chahroud, Aichapour, Ilerat, I’arali, Kandaliar assure-raient à la voie ferrée le trafic local, qui fera complètement défaut à toutchemin tracé plus au nord dans les steppes et les sables de l’Asie russe.

On a projeté la construction d’une autre ligne pour aborder la Perse.Partant de Bagdad, elle remonterait le cours de la Diyalah jusqu’à Kliani-kin, la dernière ville turque, puis elle suivrait par la vallée du Ilohvanl’ancienne « route royale » d’Alexandre; mais les travaux à faire pour fran-chir les chaînes bordières et gravir les pentes du plateau seraient des pluscoûteux, et longtemps encore on reculera devant la formidable entreprise.L’œuvre urgente est de remplacer par des roules carrossables les mauvaissentiers qui montent de la plaine et de la mer vers les plateaux. Quatre che-mins surtout seraient indispensables : celui de Bagdad à Ilamadan, par letracé de la « route royale », une voie de Chousler à Ispahan , prolongeantla ligne de navigation du Ivaroun 1 et les deux montées de Bouchir et deBandar-Abbas à Chiraz et àlvirman. Mais, disent les Persans, « les Euro-péens n’auraient pas de routes s’ils avaienl des chevaux comme les nôtres 2 , »et ils ne s’occupent nullement d’améliorer leur viabilité. Actuellement, leseul chemin carrossable, sans compter ceux qu’offre la surface unie desdéserts argileux ou salins, est la route de Téhéran à Ivasvin, parcourue parles lélègues russes. Autour de grandes villes, comme Ispahan , on ne voitpas une seule charrette, tandis que près de Ivhonsar elles sont d’un usagegénéral 3 .

Tout le commerce de l’Iran se fait par le moyen de caravanes, qui seforment dans les cités du plateau, pour se rendre soit jusqu’à un autremarché considérable de la Perse, soit dans une cité de l’extérieur,comme Erzeroum ou Bagdad. Dans les régions occidentales, où les routessont tracées sur le flanc de montagnes abruptes, les marchandises sonttransportées à dos de mulet : on ne se sert de chameaux que pour leschemins relativement unis du plateau et des régions orientales. Maintecaravane se compose de plusieurs centaines d’animaux de charge, qui sesuivent un à un, sous la conduite d’un cheval éprouvé, fier de sa bruyantesonnette qui retentit au loin dans le silence de la nuit. Il est rare que lesvoyages se fassent de jour, sous la chaleur du soleil : c’est à la clarté des

1 Dieulafov, La Perse ouverte, Philosophie positive, mai-juin 1883,

* Polak, Persien , dus Land und seine Bewohner,

3 Staek, Six ilonlhs in Persiu■