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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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SEÏPAN, LAC DE VAN .

qu’emplit l’Aghir gôl ou le « lac Immobile »; plus loin s’étend le bassindu lac de Van , avec ses criques, ses golfes, les marais qui le prolongentet l’ampbitbéàtre des monts qui l’entourent; au pied occidental du volcans’étend le petit lac de A'azik, bassin d’eau douce situé sur le faîte de par-tage entre le lac de Van et l'Euphrate , dans chacun desquels il envoieun ruisseau, du moins dans la saison pluvieuse 1 . Vers le sud-ouest, labrume se confond avec les vagues linéaments des plaines. Les derniersdegrés du plateau d’Arménie se terminent au-dessus des campagnes méso-polamienncs par une ligne dentelée de falaises, creusée de profondes in-dentations par les rivières et des torrents, mais offrant dans son ensembleune direction régulière du sud-est au nord-ouest, en prolongement de lachaîne bordière du Louristan . A l’ouest du lac, le Nimroud-dagh, presqueentièrement composé de cendres, penche vers les eaux son énorme cratèreque l’on dit avoir plusieurs kilomètres de largeur 8 , et sur la rive méri-dionale s’ouvre une baie elliptique, coupe d’un volcan partiellement im-mergé. Toute la liante Arménie est un pays volcanique, souvent agité parles tremblements de terre. Les sources thermales y sont plus nombreusesque dans les plus riches montagnes de l’Occident, telles que les Pyrénées et l’Auvergne .

Le lac de Van , le Tosp des Arméniens, — d’où le nom de Thospitis quelui donnaient les anciens, — est de 550 mètres plus élevé que celui d’Our-miali ; son altitude est de 1625 mètres. Son étendue, évaluée à 5090 ki-lomètres carrés, est un peu moindre que celle de la mer de l’Azerbeïd-jan, mais il a une profondeur plus considérable 3 ; à 5 kilomètres à l’ouestde Van, la sonde ne touche le fond qu’à plus de 25 mètres ‘,et dans la par-tie méridionale du bassin le lit est beaucoup plus creux : la contenancetotale du lac de Van est certainement supérieure à celle du lac d’Ourmiah .Quant à la baie nord-orientale, qui s’avance à 00 kilomètres dans l’intérieurdes terres, ce n’est guère qu’une nappe d’inondation, où les torrents formentau printemps de vastes deltas d’alluvions. D’après une tradition locale,cette baie était autrefois une fertile campagne où serpentaient deuxrivières, et celles-ci se prolongeaient au sud-ouest vers Bitlis ; on verraitencore sur l’ancien confluent un reste de pont recouvert par les eaux.Les renseignements recueillis par Jaubert, par l’Arménien Nersès Sarki-sian, par Auriema, Loftus et Slrecker, ne laissent aucun doute au

1 Lavant. Nineveh and Bahjlon ; — Millingen, Wild Life among lhe Koords.

î Fanshawe Tozer, Turkish Artnenia and Easlern Asia Minor.

r> Monteilh, Journal ; — Cari Ritter, vol. IX.

A .Millingen, ouvrage cité.

IV.

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