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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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.NOUVELLE GÉOGRAl'JIIE UNIVERSELLE.

cendre direclement des anciens Assyriens. La ruine des civilisations deBabylone et de -Vinive a permis aux éléments primitifs de reprendre ledessus, et de nos jours la Mésopotamie est entièrement partagée commeun terrain de conquête entre les domaines ethnologiques des Arabes de laplaine et des Kourdcs et Tureomans montagnards 1 . Au milieu du dix-sep-tième siècle, lorsque l’empire ottoman était en lutte avec l’Autriche , lesArabes Chammar ou Chômer du Aedjed profitèrent de l’éloignement destroupes turques pour s’emparer des quelques villes du bord de l’Euphrate et parcourir victorieusement les plaines jusqu’aux montagnes de Mardin .lue autre tribu d’Arabes, les Anazeh, les suivirent pour avoir leur part dola conquête, et, après de longues et sanglantes luttes, toute la région quis’étend des montagnes de la Syrie aux avant-monts de l'Iran se trouvapartagée entre les deux grandes _ _ 'ados et leurs alliés. Les Anazeh

étaient les maîtres dans les steppes du nord-ouest, jusqu’aux portes d’Alep ;les Chammar dominaient dans la Mésopotamie . La guerre proprement ditea cessé entre Chammar et Anazeh, mais la paix n’a pas été faite et les in-cursions sont fréquentes de territoire à territoire 2 .

Depuis la guerre de Crimée, les villes riveraines de l’Euphrate ont étéreconquises par les Turcs ; les pachas ont établi des postes militaires surles routes de caravanes, et quelques tribus ont abandonné la vie nomadepour le travail des champs; elles ne portent plus la lance. Ainsi la puis-sante peuplade des Monlefik ou des « Unis », jadis forte d’au moins trentemille tentes, se compose maintenant de fellahs établis à demeure sur lebas Euphrate et sur le Tigre. Les lieni Laain, comprenant quatre millefamilles, les Battar, les Zigrit, les Abou Mohammed, les Chah du basKaroun, qui d’ailleurs sont très mélanges d’éléments iraniens 3 . sont aussiau nombre des Arabes agriculteurs qui peuplent les abords des villes;mais ils n’ont obéi qu’à l’appel du commerce : c’est en vain que le gouver-nement a tenté d’agir par la force. Des tribus de Bédouins nomades, sou-dain environnées par les troupes, ont reçu l’ordre de se bâtir des cabaneset de labourer des terres voisines sous la garde des soldats; mais dès quela garnison était retirée, elles reprenaient le chemin des steppes. Les peu-plades chez lesquelles la transition de la vie errante à l’existence sédentairese fait de la manière la plus facile sont celles qui élèvent des troupeaux

’ Anne, Iilunt, The Bédouins of lhe Ei/plirales.

- Anazeh et tribus alliées : 50 000 tentes, ou 120 000 individus.

Channnar » 28 000 » ou 112 000 )>

(Anne Blunt , The Bédouins of the Euphrate*.)Layard , Aineveh and Babijlon.