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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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FLOUE, FAUNE, HABITANTS DE LA MÉSOPOTAMIE .

les environs de Minive, ne s’y rencontrent plus, au moins depuis plus devingt-cinq siècles 1 . L’àne sauvage a également cessé d’appartenir à la faunemésopolamienne. Le pélican, naguère si commun dans les forêts de l'Eu-phrate , est menacé de disparaître très prochainement, son duvet servant àfabriquer des manchons très appréciés, surtout en Russie 2 . Dans la steppe,l’animal le plus commun est la gerboise, creusant le sol de ses terriers, quirendent en certains endroits la course très dangereuse aux chevaux. L’Eu-phrate a gardé quelques restes d’une faune différente de celle des steppes;le lleuve a sa végétation propre, ses oiseaux, ses hèles sauvages : sur sesbords on voit la perdrix, le francolin, la pie, le canard, l’oie et autresvolatiles que l’on ne rencontre jamais à 2 kilomètres de distance sur laplaine déserte 3 . Sur les rochers de Biredjik niche l'ibis coniala, oiseau del’Abyssinie; il ne paraît point avoir de colonies en d’autres endroits dela vallée de l’Euphrate , et les habitants le protègent, voyant en lui commeun patron de leur cité 4 . Des castors se sont maintenus dans la partiemoyenne du fleuve et les marais riverains sont habités par une tortue par-ticulière, trionix cuphratica, longue de près d'un mètre 5 . Chesney affirmeque des crocodiles habitent l’E / 2 dans la région des méandres les

plus rapprochés de la Syrie ; cependant ce fait est mis en doute par quel-ques zoologistes 6 .

De tout temps depuis les commencements de l’histoire écrite, la popula-tion de la Mésopotamie fut d’origine mêlée. Les Iraniens du nord et de l’est,les Sémites du sud cl de l’ouest, se sont rencontrés dans les plaines duTigre et de l’Euphrate et des nations nouvelles s’y sont formées, différentesdes races originaires et se distinguant par des qualités propres, comme lesalliages dont les propriétés ne sont point les mêmes que celles des métauxprimitifs. Assyriens et Chaldéens ont eu leur génie particulier, contrastantavec celui de leurs voisins, Perses ctMèdes, Arabes, Syriens et Juifs; maisils 11’ont pas duré comme eux. Devenus les plus faibles, ils furent exter-minés ou se mélangèrent avec leurs vainqueurs en perdant leur nom, leurlangue, la conscience de leur nationalité; cependant il existe encoreparmi les Kourdcs une tribu qui porte le nom d’Aïssor et qui prétend des-

4 Chabas, Stèle if Amenemlieb ;—François Lcnormant; — La yard.

! Grattan Geary, Throuyh Asiulic Turkey.

■* Aune Blunt, ouvrage cité.

4 Ernest Chantre , Notes manuscrites.

5 Chesney, Official Reports, etc; — Cari liittor, Asien , vol. X.

u Blant'ord, Eastern Persia.