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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
sud, pour gagner les plateaux de la Perse ou de la Médie, ou descendredans les plaines du Tigre . Le premier voyageur européen, Schulz, qui péné-tra dans cette contrée en 1829, y trouva la mort avec tous ses compagnons.Les chefs Lourdes, jadis indépendants et maintenant assujettis à la Turquie ,par l’eflét de leurs dissensions jalouses, résident pendant une partie del’année en des forteresses entourées de quelques maisons; en hiver, quandles trihus redescendent de leurs campements des montagnes, ces placesfortes deviennent de véritables villes. La principale est Djoulamerk, la ca-pitale des Lourdes Ilakkari, bâtie sur un promontoire qui domine larive droite du Grand Zab. A .une petite distance au nord se montre le vil-lage de Kotcli Ilannés, résidence du Mar Chimoun ou « Maître Simon », lepatriarche des A’estoriens ou Tiyari. Le cheikh des Ilakkari fait exploiterquelques gisements de fer et de plomb dans le voisinage de Djoula-merk, mais les grandes richesses métalliques attribuées par les mission-naires aux montagnes des alentours ne sont pas exploitées.
Au sud de la centrée des Ilakkari, la bourgade d’Amadiah, perchée surun coteau, mais dans une région d’accès facile, près du seuil de partageentre la vallée du Grand Zab et le bassin du Khabour , fut longtemps uncentre commercial, le rendez-vous des Lourdes de la montagne pour leurséchanges avec les marchands de la Mésopotamie ; une colonie juive, quiforme près de la moitié de la population locale, rappelle cette période detrafic. Les Juifs du Lourdistan marient volontiers leurs lilles à des Turcs ';ils se sont graduellement fondus avec la population environnante; d’appa-rence et de mœurs, ils se distinguent à peine de leurs voisins. Au sudd’Amadiah, dans un gracieux vallon boisé, s’élève l’humble temple deCheikh Adi , à l’entrée duquel est sculptée l’image d’un serpent, symbole dei’ange déchu; autour du temple sont disposés des autels où s’allument, lorsdes grandes fêtes, les feux de naplitc et de bitume. Une autre capitale reli-gieuse, El Loch, résidence du patriarche des Chaldécns, apparaît à la hased’une colline, toute percée de grottes, anciennes demeures et tom-beaux 1 2 , et sur le sommet, difficile à gravir, se trouve le monastère deRabban Ormuz, en partie taillé dans le roc. Maintenant Amadiah n’est plusqu’un petit chef-lieu de tribu, une bourgade en ruines, occupée par une gar-nison qui surveille les Lourdes des alentours. Mais Rcvandoz ou Rowandiz,située entre de profonds ravins latéraux du Grand Zab, en amont du défiléde sortie, est une véritable ville, et les habitants s’y pressent comme
1 Millingon, W'ild Life amomj lhe Koords.
2 Rieli. Résidence in Koordiiian.