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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

plus de trois mille tablettes qui révèlent l’histoire financière de la citéclialdécnue 1 . Sur la rive droite, où se trouve Hilleli, qu’Oppert croit avoirété le quartier industriel 2 3 , les tertres sont rares, et l’on ne voit plus tracedu palais que Sémiramis avait élevé en face du lvasr de la rive opposée. Lacause de cette disparition complète des monuments de la partie occidentalede llabylone doit être attribuée aux érosions du fleuve, qui se sont prin-cipalement produites sur la rive de l’ouest. I)e vastes lambeaux de terrainsont été emportés avec les amas de poteries qui les couvraient, et à la placese sont déposées des terres nouvelles. Toutefois un monument subsisteencore, au sud-ouest, sur l’emplacement de l’ancienne Borsippa , près desmarais qui longent à distance la rive droite du lleuvc, cl ce débris est pré-cisément celui tpie la légende représente comme le reste de l’édilice leplus ancien du monde : Birs-Nimroud serait la « tour de Babel » dont lesommet devait « atteindre le ciel » et où se fit le prodige de la « confusiondes langues » ; les lézardes de la butte seraient lés traces de la foudrelancée contre les audacieux bâtisseurs. Pourtant le monticule, en entiercomposé de poteries, entre lesquelles ne croit pas un brin d’herbe, n’alivré aux explorateurs et aux chercheurs de richesses aucun débris anté-rieur à Aabuchodonosor ; c’est le nom de ce souverain que portent les bri-ques du monument 5 . D’après Bich, la hauteur exacte de la butte est de60 mètres et le pan de mur qui la domine augmente de 11 mètres la hau-teur totale; Strabon lui donnait un stade, soit 185 mètres d’élévation.Autant qu’on peut en juger par l’aspect, le côté occidental de Birs-Niinroudsemble avoir été un mur vertical, tandis que du côté de l’est des terrassesen degrés se succédaient à intervalles égaux. Que fut celte constructionélevée par Nabuchodonosor ? On sait maintenant que ce fut la « lourdesSept Sphères », un zigumt ou observatoire comme celui de Kliorsabad.

Il est probable que ni Babylone ni les autres cités disparues de la basseChaldéc ne révéleront de sculptures monumentales ni d’archives de pierrecomme celles des villes d’Assyrie . Pays d’alluvions où l’on ne rencontre pasun galet, la Mésopotamie méridionale n’avait pour matériaux de construc-tion que des roseaux, des branchages, de l’asphalte et scs boues, bat-tues en pisé pour les masures de l’Arabe ou moulées en briques pour lesconstructions destinées à durer. Les pierres, qui servaient à la repré-sentation des dieux et des souverains, devaient être importées des avant-monts de l’Iran, des côtes de l’Arabie ou même de la lointaine Égypte .

1 George Smith et llunnuzd Rassam, W'cekly Times, sept. 2, 1881.

2 Expédition scientifique en Mésopotamie .

3 Layard , ouvrage cité.