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grises : ce sont les contreforts du Boulgar-dagh, où l’on exploite lesriches mines du plomb argentifère de Boulgar-maden. Au delà se dressentd’autres montagnes, l’Ala dagli et l’Anti-Taurus, dont les chaînes paral-lèles tracent sur le ciel les lignes entrecroisées de leurs profils. Au nord,sur le plateau, miroitent vaguement les eaux des grands lacs et brillenten étincelles les neiges de l’Ardjich, la plus haute cime de l’Asie Mi-neure. Au sud, on domine tout le versant des monts avec leurs contrefortsavancés et leurs remparts qui s’allongent sur le sol de la plaine comme lesracines d’un chêne. Au delà du premier rivage se voient encore les côtes
75. — DOl'LGAR-DAGH.
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de la Syrie , jusqu’à Latakieh, dessinées aussi distinctement que celles deSicile, vues du sommet de l’Etna ; au milieu de l’eau bleue, des contoursindécis entrevus à travers la brume indiquent les montagnes de Chypre .Quoique située dans la partie méridionale de l’Asie Mineure et pleinementexposée aux rayons solaires, la chaîne du Boulgar-dagh est blanche deneige pendant quelques mois et ses hautes brèches sont parfois complète-ment obstruées. Sur le versant septentrional, des névés parsemés de blocs etde débris se maintiennent pendant toute l’année : on avait cru recon-naître l’existence d’un petit glacier sur les pentes du Tchouban-houyou,l’une des montagnes voisines du Meldesis; mais la formation de ces masses