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de scories contrastent d’une manière saisissante avec les verdoyantes cam-pagnes qui les bordent. Outre les trois cônes d’éruption d’où s’épanchentces laves relativement modernes, probablement du même âge que les vol-cans d’Auvergne , il en est plusieurs autres que l’on distingue seulementpar leur protil et qui portent la même végétation que les pays environnants;leurs pentes sont couvertes de vignes et de champs cultivés comme la plainequi les entoure; enfin, sur les plateaux de schiste et de marbre, se dres-sent d’autres volcans datant d’une époque antérieure 1 . A l’ouest de laKatakekaumcné, une petite bordure de montagnes, le Kara dagli, accom-pagne au nord la vallée du Ilermus; le plateau qu'elle supporte s’esteffondré ou plissé vers le centre, enfermant comme dans un cirque ovalele lac de Mermereh, dont le niveau n’est que peu supérieur à celui dela incr 2 .
Le Mourad-dagh, qui continue à l’ouest le faîte de l’Emir-dagh, sur leplateau central, peut être considéré comme le nœud montagneux d’où di-vergent les chaînes et d’où découlent les rivières principales au nord-ouestde la Péninsule. Le Méandre, le Ilermus, le Thymbrius y prennent nais-sance. Le Mourad, une des hautes chaînes de l’Asie Mineure, dépasse 2000mètres et se continue à l’ouest par l’Ak dagli ou « mont Blanc », qui atteint2440 mètres. Plus loin, se prolongent les coupes régulières du Demirdji-dagli, projetant au sud des contreforts dont l’un est le superbe massif tra-cbytique de lxayadjik, dressant ses parois verticales au-dessus des valléesombreuses où serpentent les eaux. La chaîne du llassan-dagh, qui continuele faite principal à l’est et au sud-ouest, se recourbe vers le Sipyle commepour fermer la vallée du Ilermus; le chemin de fer de Smyrne à Magné-sie s’ouvre passage à travers ces gorges, où 11 e pénétraient jadis (pic depérilleux sentiers. Les autres massifs qui se rattachent au Demirdji et quitransforment en un vaste labyrinthe toute la région qui s’étend vers lamer de Marmara arrondissent pour la plupart leurs cimes en longues on-dulations : ce sont les yaïla ou plateaux de pâturages où les Yuruk cam-pent en été. Cependant quelques chaînes ont les crêtes vivement découpées :telle est, en face de Mytilènc, le Madara-dagh, rempart de syénite forméen grande partie de blocs empilés de manières fantastiques et présentanttoutes les transitions entre la roche solide et le sable désagrégé; çà et làdes rocs éboulés sont restés suspendus entre deux piliers résistants etservent de toit aux masures des bergers. Mytilènc, que le golfe d’Edremid