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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

huile do senteur qui parut à von Moltke au moins aussi agréable que l’es-sence de roses. A ers le centre de la plaine, entre le Touz gôl etJvonieli, prèsde la station d’Ohroukli, une mare apparaît au fond d’un trou de 00 mètresde profondeur.

Outre les lacs de l'Anatolie Centrale qui se trouvent dans les steppes voi-sines du Grand Lac Salé et font évidemment partie d’un ancien bassinplus étendu qui s’écoulait au nord par le courant du Sakaria, il est d’au-tres réservoirs qui, tout en occupant des vallées distinctes en des cirquespresque fermés, semblent appartenir au même versant du Pont-Euxin .Des seuils élevés au-dessus des bassins, des gorges où l’on voit les tracesde courants fluviaux, indiquent en plusieurs endroits les traces d’anciennescommunications. Les étangs épars dans la dépression qui sépare rEmir-dagli et le Soullan-dagb et qui sont alternativement des nappes d’eaurappelant les lacs des Alpes , et de simples marais entourés de sel, parais-sent également avoir appartenu au bassin maritime de l’Anatolie Centrale :au nord par le détroit de plaines qui s’ouvre d’Afioum-lvara liissar à Kiu-tayeli, au sud par une large brècltc du rempart de l’Emir-dagb.

Dans la région du cours inférieur, le Sakaria reçoit les eaux d’écoulementd’un lac peu considérable, mais fort curieux connue reste probable d’unevallée d’érosion que s’était ouvert le Ilot de la mer Noire avant de percerplus à l’ouest l’étroite cluse du Bosphore . Ce lac est le Sabandja, l’ancienSoplion, dont la nappe est à 51 mètres au-dessus de la mer. Comparé auxbassins du plateau, il est d’une grande profondeur, car la sonde ne touchele lit qu’à plus de 5(1 mètres 1 ; pourtant il n’est qu’un reste de mer inté-rieure, car le sol environnant se compose de terres pulvérulentes que dépo-sèrent ses eaux et que le moindre vent soulève en nuages de poussière. Ausud, des collines élevées couvertes de futaies et de broussailles contrastentavec les escarpements arides de la rive opposée. Il semble à premièrevue que le lac de Sabandja soit indiqué d’avance comme le port intérieurpour une voie navigable entre la mer de Marmara et la mer Noire parle golfe d’Ismid et le cours inférieur du Sakaria ; des bailleurs qui dominentla vallée, on dirait qu'il suffirait d’une faible excavation pour unir les deuxmers. Pline le Jeune avait proposé à Trajan cette œuvre de canalisationet des traces que l’on voyait de son temps témoignaient que l’entrepriseavait été déjà commencée par Mitbridate, Xerxès ou tout autre souverain.I.e projet fut repris à diverses époques, depuis le règne de Soliman le Ma-gnifique , et les ingénieurs se mirent plus d’une fois à l’œuvre, mais sans

1 Evlya Effenili; — von Humilier; — Teliiliatcheff.