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PLAINE DE TROIE, TOUZLA, GIIEDIZ.
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nissent en un ruisseau thermal, affluent du Touzla-sou. On pourrait enretirer une énorme quantité de sel, mais, d’après Tcliihatclieff, la produc-tion annuelle atteindrait à peine 18 ou 20 tonneaux.
Madara-tchaï, Khodja-tchaï, Bakyr-tchaï se succèdent dans la directiondu sud; mais le premier fleuve de ce versant qui roule des flots abondantsest le Ghediz-tchaï, l’ancien Ilermus, qui féconde les campagnes lydiennes.Né près de la ville de Ghediz, qui lui donne son nom, il s’échappe desmontagnes par une succession de gorges, puis serpente en longs méandresdans la plaine de Sardes, jadis lacustre; le petit lac saumâtre deMermereh,
N® 85. — VALLÉE DU TOUZLA-SOU
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qui remplit une cavité des montagnes au nord de la plaine, et que l’éva-poration a graduellement abaissé jusqu’à une cote à peine supérieure auniveau marin, est peut-être un reste de la mer intérieure qui occupait la[daine de Lydie et qui s’échappa par le défilé de Menemen, entre le Sipyle etle Ilassan-dagh. A l’issue de ces gorges, le Ghediz, chargé de houes, n’a cesséd’agrandir le continent aux dépens du golfe; tout l’espace, de plusieurs cen-taines de kilomètres carrés, qui s’étend au sud de Menemen, entre lespromontoires occidentaux du Sipyle et les montagnes de Phocée, est uneconquête du fleuve, alternativement vaste champ de blé et nappe d’inon-dation. De petites huttes, qui furent autrefois des îles, sont rattachées à laterre ferme. Pline cite le promontoire de Levkc (Leucé) comme ayant étéainsi pris sur les eaux, et cette pointe, connue par les Turcs sous le nom de
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IX.