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Dans son ensemble, le cours du .Méandre n’a guère que des sinuosités lo-cales et n’a point de grands écarts comparables à ceux du Kizîl irmak etdu Sakaria, auxquels ou pourrait appliquer bien plus justement ce quedes géographes grecs disaient autrefois du Méandre, qu’il « coule en re-montant vers sa propre source ».
b est comme (louve « travailleur » que le Méandre mérite surtout d’êtrecité. Son œuvre géologique dans les vingt-trois derniers siècles n’est égaléepar aucun autre courant de même volume, et pour l’expliquer il n’est pasétonnant qu’on ait recours à l'hypothèse d’un soulèvement du sol, que
N° 85. — PLAINES DU BAS MÉANDUE.
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d’ailleurs on n’a pas encore observé directement. L’ancien golfe Latmique,au bord duquel se trouvait la cité maritime de Milet et qui s'étendaitau nord jusqu’au pied de la colline où s’élevait le temple de IYiène, acessé d’être un golfe ; il n’en reste plus qu’un lac, le Kapikercn Dcnizi ouAkis-tchaï, dont la plage occidentale est à 17 kilomètres de la mer en lignedroite 1 . Ce qui fut l’ile de Ladé, à l’ouest de Milet et au nord du cours actueldu Méandre , n’est plus qu’une protubérance au milieu des marécages del’intérieur. La superficie de l’espace conquis depuis vingt-trois siècles peutêtre évaluée à 525 kilomètres carrés ; l’avancement moyen du « bec »lluvial a été d’une douzaine de mètres par an. En admettant que, dans toute
1 P. de Tchihatcheff, Asie Mineure ; — Olivier Rayet, Milet cl le golfe Latmique.