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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

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mité du sud sort une rivière qui descend au sud-esl par une cluse derochers et va se perdre dans une eavilé située à une quinzaine de mètresplus has et qu’emplissait naguère un lac considérable, le Soghlou : cevaste réservoir, dont la profondeur moyenne était de fi à 7 mètres et quis’étendait sur un espace d’environ 175 kilomètres carrés, se vida vers lemilieu du siècle ; mais le sol est encore parsemé de coquilles bivalves et leshabitants gardèrent longtemps une provision de carpes que leur avait fournila dernière pèche. Cette disparition rapide d’un lac contenant plus d’unmilliard de mètres cubes ne saurait s’expliquer par un excès de l’évapora-tion sur les apports; très probablement les débris qui obstruaient desgaleries souterraines auront été déblayés par les eaux profondes et celles-cise seront épanchées dans la mer. C’est à l’écoulement caché du Beïchehret du Soghlou que ces deux bassins ont du de ne pas être saturés de selcomme la plupart des lacs fermés de l’Asie Mineure. Les terres d’alluvionsque les torrents avaient déposées dans la cavité du Soghlou ont été trans-formées en belles campagnes par les agriculteurs. D’après Hamilton, l’ap-parition et la dis x ' ' du Soghlou seraient des phénomènes alternantsuivant une. périodicité de dix à douze années. Conformément à une loitraditionnelle, les paysans deviennent les propriétaires du sol exondé,moyennant abandon de la moitié de la première récolte au gouvernement ;les années suivantes ils n’ont à payer que la dîme 1 . Les petits lacs de laLyeie, dans le bassin d’Elmalu et les plaines voisines, ont un régime ana-logue à celui du Bcichehr; ils écoulent aussi leur excédent par des galeriessouterraines creusées dans les roches calcaires. L’Avlan-Dghlou, au sudd’Elmalu, reçoit une rivière rapide ayant une dizaine de mètres en largeurcl "2 mètres de profondeur, et son effluent s’engouffre avec fracas dansune caverne. Les sources abondantes qui rejaillissent près du village del’hineka, non loin de la cote, sont les eaux du lac Avlan-Oghlou °. Les « bé-toirs » ou catavotbres de cette région fissurée sont connus sous le nom dedouden. D’après une tradition que rapporte Ilamiltou, la vallée que recou-vrent actuellement les eaux du lac d’Egherdir auraient été à sec, il y a huitcents ans, cl c’est l’obstruction d’une galerie souterraine qui aurait causéla formation du lac.

A l’orient de la dépression de la Lycaonie , quelques bassins lacustres,aujourd’hui fermés, paraissent s’ètre épanchés autrefois dans la Méditer-ranée. Lu de ces lacs est le Kara bounar ou la « Moire Fontaine », qu’en-

1 Hamilton, Researches in Asia Minor .

- Ch. Fellows, Travels and Researches in Asia Minor.