KIR CI1EIIR , YUZGAT, TC RANG RI, KASTAMOUNI.
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sinos sont couvertes de bas-reliefs représentant des processions solennelles,peut-être deux souverains concluant un traité de paix, peut-être un Dieu allant à la rencontre d’un roi vainqueur; d’après Texier, le premier desexplorateurs modernes qui visita la « pierre écrite », la ville qui se trou-vait en cet endroit aurait été Ptéric, que détruisit Crésus, il y a plusde vingt-quatre siècles; d’après llamilton, il faudrait y voir l’ancienneTavium, que Strabon dit avoir été très commercante. Mais à quel peupleappartenaient les artistes qui couvrirent ainsi les rochers de sculpturesd’un grand style, encore à demi assyriennes d’aspect, et faisant déjà pres-sentir les œuvres helléniques? Non moins remarquables sont les ruinesd’Oyuk, situées à une quarantaine de kilomètres plus au nord, sur leversant du Yechil irmak, près du roc trachylique de Kara liissar, pareil àune pyramide isolée. La porte de l’ancien palais est gardée par deux ani-maux gigantesques ayant la tête de la femme, le corps et les pattes dulion; par le style, ces colosses ressemblent aux sphinx de l'Egypte , tandis(pie les autres sculptures, parmi lesquelles se voit l’aigle à deux tètesreproduit sur les blasons des empires modernes, rappellent les scènes de( liasse et de bataille figurées sur les monuments de la Perse et de l'Assy-rie . Le village moderne d’Oyuk est construit sur les bulles de débris quirecouvrent le palais et, pour y faire des fouilles sérieuses, il faudra com-mencer par exproprier et démolir les maisons 1 .
Tehangri et iskclib, en des bassins fertiles tributaires du Fleuve Rouge ,sont des cités populeuses; mais sur le cours moyen du fleuve les villesmanquent, et dans la basse vallée elles sont peu nombreuses. Une des plusimportantes est Osmandjik, située sur la rive droite, à l’extrémité d’unvieux pont de pierre de quinze arcades où passe la route directe de Constan-tinople à Amasia. Plus bas, on voit s’unir au fleuve la rivière qui descendde la haute vallée de Kotcli hissar et qui vient d’arroser les jardins de Tosia,puis une rivière plus abondante apporte les eaux descendues des monts quientourent Kastamouni . Cette ville, cercle de maisons, de tanneries, de fila-tures, de teintureries et de jardins, au centre duquel s’élève un rocherportant une forteresse du temps des Comnènc, — d’où son nom de CastraComneni, corrompu en Kastamouni , — est l’un des principaux lieuxd’étape de la route qui va directement de Stamboul à Samsoun , sans longerles sinuosités du littoral. En aval, sur la même rivière, Tach-kôpri ou le« Pont de Pierre » a remplacé l’ancienne Pompéiopolis. A l’est du fleuveYizir-lvopri, entourée de cyprès et de peupliers, est également située en
* G. Perrot, ouvrage ci lé.