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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
kirjeh, ierrugineuses et sulfureuses, d’une extrême abondance, offrentla plus grande variété de composition et toute la série des températuresentre 55 et 80 degrés. Dans le fort de l’été, la saison des bains est inter-rompue par la ebalcur; les habitants aisés et les visiteurs se retirent dansles villas parsemées sur les pentes de l’Olympe, ou bien se rendent sur laplage de la mer, à Moudania, à Arnaout-kôi et autres endroits. Moudania,lien de villégiature pour les habitants de Brousse, est aussi leur principalmarché d’expédition, mais la rade est exposée aux vents du large et pendantles tempêtes du nord-est les navires vont se réfugier dans le port de Gheni-lik. Des spéculateurs ont proposé de construire un port artificiel devant laplage de Moudania, et même on a déjà démoli dans le voisinage le théâtregrec de l’ancienne Apamée pour en employer les matériaux à la fondationd’un môle, resté presque inutile. Bien plus, un chemin de fer, long deD2 kilomètres, construit depuis 1875 entre Moudania et Brousse, n’a jamaisété ouvert au public; la rouille en détruit les machines, rails et traversessont emportés par les paysans et les pluies ravinent les remblais. Exemplede la sollicitude qui, dans les régions du pouvoir, préside au développementdu bien public !
Ea vallée du Sousourlu-tchaï, le plus grand affluent de la mer de Mar-mara , pénètre au loin dans l’intérieur; les campagnes qu’arrose cellerivière sont parmi les plus fertiles de l’Asie Mineure et produisent en abon-dance le pavot, le tabac, le chanvre; les pentes des collines sont couvertesde chênes à vallonée, dont Smyrne expédie les cupules. Des bourgs impor-tants et même des villes se succèdent dans la vallée. Près du lac d’oùjaillit la source, déjà considérable, du Sousourlu, s’élève Simaou, voisinede l’ancienne Ancyrc de Phrygie . Plus bas, près du grand méandre quetonne la rivière en se reployant vers le nord et le nord-est, se groupentles demeures de la bourgade ou cassaba au nom slave de Bogadilch ouBogaditza;Balikesri ou Balak-hissar, qui se voit ensuite à l’ouest du fleuve,dans une large plaine, jadis lacustre, est un lieu de foire très fréquenté ;enfin Moualilch, située sur un renflement insulaire du sol, dans la régionbasse, où les effluents des lacs Manyas et Aboullion viennent rejoindre lecourant principal, est une grosse bourgade, enrichie par les récoltes de saplaine d’alluvions , mais très exposée aux miasmes des marais. Aboullion,l’ancienne Apollonie, recouvre complètement, de ses maisons pittoresquesserrées les unes contre les autres, un îlot du lac rattaché à la terre fermepar un pont branlant et sinueux qu’ombragent les ramures avancées desplatanes. Un château byzantin, construit en partie de fragments d’édificesantiques, commandait le passage. La population de cette ville de pêcheurs