PHOCÉE, GIIEDIZ, GORDIZ, AK I1ISSAR, KOULA.
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aïeux sur la cote de Provence, les Phocéens d’Asie ne sont pas repré-sentés parmi les Grecs émigrés à Marseille .
La vallée du Ghediz, dont, les alluvions s’avancent au loin dans la mer,immédiatement au sud des collines de Pliocée, est, comme celle de Caïque,très populeuse relativement à son étendue. La ville qui lui a donné sonnom n’est pas considérable : située dans un cirque que dominent les escar-pements neigeux du Mourad dagh et de l’Ak dagli, elle groupe ses mai-sons non loin d’une coulée de basalte qui s’est divisée en masses colum-naircs par l’effet du refroidissement et dans laquelle la rivière s’est ouvertun passage. l)u haut de ces roches on voit à ses pieds les toitures plates,toutes surmontées d’un rouleau de marbre, fragment de colonne dont onse sert pour niveler et durcir la terre*. Ghediz est peut-être l’ancienne citégrecque de Gadi, mais les grandes ruines se trouvent«n dehors de ce bas-sin, dans une haute vallée du Ilhyndacus, affluent du Sousourlu-tchaï ; c’estlà, près du village actuel de Tchardou-hissar, que s’élevait l’Aïzani desGrecs; on y voit les restes d’un stade et d’un théâtre. A l’ouest, Dcmirdji,Gôrdiz, Ak hissar, que traversera prochainement un chemin de fer, occu-pent des positions géographiques analogues à celle de Ghediz, dans lesliants vallons qui s’ouvrent à la hase méridionale des montagnes faîtièreslimitant au nord le bassin du llermus ou Ghediz. Gôrdiz est uneville industrieuse; scs « tapis de Smyrnc » sont ceux qui ressemblent leplus aux lapis persans pour la précision du point et le charme du coloris hAk hissar, l’ancienne Thyatirc, n’a conservé de ses palais et de ses tem-ples que des fragments de sculptures. Elle est dépassée aujourd’hui parMermereh, bâtie sur un col qui domine au nord la profonde cavité danslaquelle se trouve le lac de même nom.
Au sud du Ghediz-tchaï, Koula, située au milieu de la région « Brûlée »,que parsèment les « encriers » ou cratères de cendres noirâtres, expé-die à Smyrnc des « lapis de prière », d’un prix très modique, à cause dumélange de chanvre avec la laine. D’autres étoffes, d’un style original etd’une excellente qualité, que tissent des ouvrières «le choix, sont réservéespour les trousseaux des mariages ; on en voit rarement dans le commerce,à cause de l’élévation du prix 1 * 3 . Koula est un centre agricole, d’où l’onexpédie de l’opium et d’autres denrées au chemin de fer du llermus. Lastation terminale de cette importante voie, qui doit un jour se rattacher,
1 Ilamilton, Researclies in Asia Minor .
1 Industrie des tapis à Gôrdiz : 2000 ouvrières, 400 métiers. Ensemble des lapis : 10000 mètrescarrés (Ed. Du temple, En Turquie d’Asie .)
3 E. Dutemple, ouvrage cité.