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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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CIIIO, TIIY R A, ÉPIIÈSE.

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l’une des régions les plus populeuses et les plus commerçantes de l’Ana-tolie ; des centaines de villages et trois villes importantes, dont la popula-tion est encore turque en majorité, Œdemich, Thyra ou Tireli, ISaïndir,expédient à Smyrnc les denrées des environs, raisins, olives, figues,céréales. Thyra, attachée au réseau des chemins de fer smyrniotes, estl’une des plus jolies agglomérations urbaines de l’Asie Mineure; divisée ende nombreux quartiers que séparent des ravins boisés, elle est plutôt ungroupe de villes qu’une cité unique; de toutes parts, les minarets sur-

N° 103. — EPUÈSE.

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gissent au-dessus des massifs verdoyants. C’est à l’ouest de Thyra que setrouve le vaste tchiftlik de Mâchât, dont le sultan avait fait cadeau àLamartine , mais que le poète ne mit point en culture.

La cité d’Ephèse , qui garde l’issue de la vallée de Caïslre, a cessé d’exister,et dans la plaine où se voient les débris de ses monuments, les seules habi-tations sont celles du pauvre village d’Aya soulouk, surplombées par les ar-cades d’un aqueduc romain sur lequel perchent les cigognes; c’est au périlde leur vie que les voyageurs s’aventurent en été dans la région maréca-geuse où s’élevaient autrefois quelques-uns des plus beaux édifices. Com-posée d’au moins trois villes originairement distinctes, Éphèse s’étendait