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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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NAZLI, AID IA, SOKIA.

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fours. Au milieu des oliviers de la terrasse, ou ne voit que décombres etcimetières; seulement à 1 extrémité occidentale se dresse encore la puis-sante façade du gymnase, mur épais de 8 mètres que traversent troisportes en plein cintre, les « Trois T eux » (Utch Güz) par lesquels on con-temple la vallée basse du fleuve. Le fief de Théinistocle, Magnésie duMéandre, qui succéda elle-même à une ville plus ancienne, a, commeTrafics, disparu par le travail incessant des carriers; toutes les maçonne-ries du chemin de fer entre Aïdin et le col d’Éphèse ont été faites avec lespierres prises à Magnésie. Près des amas informes de ruines, est la stationde Baladjik, célèbre par son miel et ses figues, les meilleures de l’Anatolie 1 .

A l’exception de Sokia ou la « Froide », ainsi nommée d’une brèche desmontagnes par laquelle souffle le vent du nord, la basse vallée du Méandren’a point de ville. Sokia, où les Grecs sont en majorité, a pris de l'im-portance, grâce aux ateliers pour la préparation des réglisses qu’v ontétablis des commerçants anglais ; ils exploitent aussi dans le voisinage desmines de lignite et d’émeri. C’est toute l’industrie de la contrée. Mais iln’est pas en Asie Mineure de région où se voient des restes plus pré-cieux de l’art antique. Là où se trouve le village de Samsoun , au pied duMycalc, s’élevait la patrie de Bias, Priène , dont la mer venait jadis baignerles quais et que dominait une très liante acropole; au pied de la roche, surune terrasse, se voient les ruines du temple de Minerve Poliade, « modèlede l’architecture ionique à la belle époque », ainsi qu’en témoignent lesfragments déposés par M. Pullan au Musée Britannique, et la restaurationqu’en ont faite MM. Bayet et Thomas. A une vingtaine de kilomètres ausud, sur un coude du Méandre, le hameau misérable de Palatia marquel’emplacement de la glorieuse Milet, patrie de Tlialès et d’Anaximandre ;les restes d’un théâtre, le plus grand que possédât l’Asie Mineure, sont,avec des amas de décombres, recouverts de broussailles, tout ce qui restede la puissante cité à laquelle appartenait l’hégémonie de la confédérationionienne et qui osa résister aux armées d’Alexandre. Les fouilles dirigéesparM. Bayet ont révélé le plan de somptueux édifices et ont ramené dessculptures qui se trouvent maintenant au Louvre. Myontc, sur une couléedu Méandre, au nord-est de Milet , a complètement disparu, mais la villeoù naquit Zeuxis , llcracléc, située à l’extrémité orientale de l’ancien golfedu Latmos, devenu mer intérieure par les progrès des alluvions fluviales,a conservé son agora, mieux reconnaissable que celle de toute autre cité

1 Réi-olle moyenne! des figues dans ta vallée du Méandre. :

50 000 charges, soit 0500 000 kilogrammes. En 1878 : 10000000 kilogr.

liécolte de la vallée du Caistre : 2 120 000 kilogrammes.