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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

l’emploi de la vallonée. Des Smyrmiotes, grecs et levantins, y viennentfaire directement leurs achats de maroquins, de peaux, de fruits, de ma-tières tinctoriales. Les deux ports avec lesquels la capitale de la Lycie fait leplus grand commerce sont Makri et Adalia; elle trafique également avecPhenika, la « ville des Dattiers », qui justifie Lien son nom. Maïs (Meis,Mégi s lé) ou Castelorizzo, pyramide insulaire de maisons et de fortifi-cations ruinées, qui se dresse au large d’une haie, n’a guère d’impor-tance (pie par son havre d’ahri et par son commerce avec Alexandrie : lesmontagnes de la Lycie et de la Caramanie fournissent des Lois à l’Egypte .

Adalia, la capitale de la Pamphylie , est considérée par la plupart desarchéologues comme Altalea, la ville d’Attale Philadclphe, dont elle porte-rait le nom. Disposée en forme de théâtre grec, autour d’un port circu-laire (pie deux châteaux forts défendaient à l’entrée, elle arrondit scs gra-dins sur la pente douce d’une colline; d’en has on voit d’un coup d’œil laville entière enfermée par une double enceinte crénelée, flanquée degrosses tours; quelques débris romains sont encastrés dans les remparts etles murailles. Entourée de jardins et à l’issue d’une plaine très riche encéréales, Adalia fait un certain commerce, surtout avec l’Égypte , et l'appa-rence physique de sa population, de même que le dialecte local, témoignentde croisements entre les Turcs indigènes et les immigrants arabes ; pres-que tons les échanges sont monopolisés par des négociants grecs. Lesruines antiques sont nombreuses dans celte région de la Pamphylie : à l'orientd’Adalia, sur le rivage du golfe, Eski Adalia ou « Vieille Adalia », la Sidé grecque, montre les restes admirables d’un théâtre; au sud-ouest, lesrestes d’ülhia dominent un val verdoyant où les Adaliens ont bâti leursmaisons de plaisance près des cascalelles; au nord-ouest, sur un plateauisolé, les débris de Termcssus major couvrent un espace considérable;comme dans presque toutes les cités grecques, le théâtre y occupe, aubord d'une falaise, l’endroit d’où la vue s’étend sur le plus vaste horizon devallées et de montagnes.

Si les routes n’étaient pas si rares et si mal entretenues, Adalia seraitun port très animé, comme débouché naturel des bassins fermés quilimitent au nord le Sultan-dagh et les monts où le Méandre prend scssources. Dans cette région se sont fondées quelques villes industrieuses,dont les produits sont expédiés à Smyrne par le chemin de fer ou à Con-stantinople parla route d’Afioum-Kara liissar. Bouldour, sur la rive orien-tale du lac de même nom, s'étend sur plusieurs kilomètres cariés dansune plaine étroite : c’est le Polydorion des Grecs. Elle a, comme El-malu, des tanneries, des maroquineries, elle tisse et blanchit des toiles,