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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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.NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

l’Antioche pisidienne, dont on voit encore d’imposants débris, s’élevaientdans la région des lacs. Les liantes arcades de l’aqneduc qui portait à lacapitale de la l'isidic les eaux pures du Sultan-dagh, en traversant parune courbe gracieuse le plateau de la cité, offrent un spectacle grandiose.Aucune ville moderne n’a succédé à Antioche . Apollonia, sur un affluentdu lac d'Egherdir, est remplacée par le gros bourg d’Ouloubourlou, connumaintenant par la découverte d’une inscription pareille à celle d’Ancyre.

lvonieh, l’ancien Iconium, capitale de la province de Lycaonie , puis del’empire Seldjoucide, occupe une position stratégique sur la route de laSyrie à Constantinople , à la base des montagnes qui dominent la région desplaines au sud du Grand Lac Salé . Les armées se sont fréquemmentheurtées dans cette partie de l’Asie Mineure, pendant les Croisades , puisdans les guerres intestines des Turcs ; en 1852, les forces égyptiennes com-mandées par Ibrahim-pacha y remportèrent une victoire qui leur eût ou-vert la porte de Stamboul sans l'intervention des puissances européennes.Konicli, cité déchue, est plus curieuse par ses monuments du moyenâge que par son industrie présente. Ses murailles et ses tours ont gardéleurs sculptures et leurs inscriptions, grecques, arabes, turques, qui rap-pellent les différents régimes subis par Iconium ; les mosquées du tempsdes Seldjoucides, presque toutes fort dégradées, sont les plus belles dela Péninsule par l’élégance des arabesques et la variété des émaux; le« minaret qui monte aux Etoiles « est un chef d’œuvre de délicatesse parla forme et le coloris des entrelacs. L’oasis de jardins qui entoure Konieh est comme assiégé par le désert; mais à quelques heures vers l’occidents’ouvrent des vallons ombreux qui approvisionnent la ville de légumes etde fruits. Au nord-ouest, Zilleli aux toits en terre rouge, que dominentdes parois de trachyte, également rouges, est une bourgade prospère, en-tièrement peuplée de Grecs qui descendent de l’ancienne population hellé-nique expulsée d’iconium 1 ; dans les environs se trouvent des gisementsd’écume de mer. Le service des postes en Anatolie est confié depuis untemps immémorial à une tribu tartare des environs de Konieh , dont tousles hommes peuvent dire avec orgueil que jamais un seul d’entre eux n’adémérite de la confiance publique. Si bon cavalier qu’il soit, rarement unvoyageur a pu suivre ces courriers dans leurs rapides chevauchées à traversla Péninsule 2 . C’est aussi des environs de Konieh qui viennent la plupartdes hannnal ou porte-faix de Constantinople et de Smyrnc.

’ lininilton, Researches in ,4si« il inor.- Eil. Dutemple, En Turquie d'Asie .