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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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71 ‘2 NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

lac de Genezareth, ne s’y rencontre plus'. On sait que les cèdres, jadisl'arbre par excellence du Liban , n’y sont représentés aujourd’hui que parde rares bouquets; l’essence qui les remplace dans les montagnes sy-riennes, le pinus bt utüa, s’accommode d’une moindre humidité dansl’atmosphère; le climat de l’Europe occidentale leur est plus favorable*.La végétation des forêts n’a gardé son aspect primitif que dans certainesparties de l’Amanus, qui ressemblent au Taurus cilicien par leurs futaiesde chênes et de hêtres, de cèdres et de pins, dont quelques-uns dressentleurs troncs à ùO mètres de hauteur. La faune de la Syrie et de la Palestine s'est également modifiée : la plupart des animaux domestiques sont d’unetaille bien inférieure à celles de leurs congénères d’Oceidcnt ou de l’AsieMineure. Les sangliers gîtent encore dans les fourrés, et les chacals errentautour des villages, mais le lion a disparu; les panthères et les onces,com-munes dans l’Amanus, sont devenues rares dans le Liban et l’Anti-Lihan.L’ours ne rôde plus que dans les solitudes du Djebel-ech-Cheïkh et autresmonts de la Syrie . L’ours syrien csL un bon compagnon, moins dangereuxpour les troupeaux que pour les vignobles et les champs de pois. Les Sy-riens croient même à l’existence d’une espèce d’ours exclusivement fru-givore, laissant paître, sans y loucher, les brebis et les agneaux. Pendantla saison des vendanges, les indigènes protègent leurs vignes en frappantbrusquement sur des vases de métal pour intimider l’ours et ses compères,le chacal et le renard : on entend résonner ce bruit lugubre sur toutes lespentes cultivées''.

On a longtemps douté que le crocodile appartînt à la faune de la Pales-tine , mais le témoignage précis de quelques voyageurs, notamment celui deM. Guérin, et tout récemment l’envoi de sauriens empaillés offerts parM. Ziphros aux musées de Londres et de Konigsberg , ont résolu la question.Le Aahr-Zerka, au sud du mont Carmel , mérile bien le nom de FlumenCrocoflilum que lui donne Pline, et d’autres sauriens de la même espècese trouvent aussi dans le Aahr-el-Falek, sur les côtes de Samarie . Seule-ment, ces animaux, n’ayant point de Ail pour s’y ébattre, ne ressemblentpas aux monstres de l’Egypte : ce sont de petits crocodiles longs d’un mètreet demi. Au mois de mars, ils sortent de l’eau pour déposer leurs œufset l’on dit qu’ils sont alors dangereux pour les troupeaux. La faune flu-viale et lacustre de la Palestine offre un caractère beaucoup plus égyptien qu’asiatique. En étudiant les poissons du Jourdain et du lac de Tibériade ,

1 Rillcr, A.sicn ; — Di'litzscii, ll'o la g tins Paradis ?

- Oscar Fraas , Ans dem Orient.

3 Richard tiurlon cl Tvnvhiü Drake, Unexplorcd Syria.