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n° 141. — TYR.
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ancienne ville bâtie sur une terrasse de remblais que les vagues ont démo-lie dans une tempèle; peut-être y aurait-il eu aussi quelque phénomèned'abaissement. Au nord, à un kilomètre environ, se montre un écueil,rattaché jadis à Tyr par une digue dont on ne voit plus les vestiges. Ausud, le môle, qui reliaitd’autres îlots en un rem-part continu et qui seprolongeait dans la direc-tion du lias-el-Abiad ou« cap Blanc », a disparuégalement. Mais la chaus-sée que construisit Alexan-dre pour rattacher File àla terre ferme existe tou-jours, grâce aux Ilots etaux vents qui, de part etd’autre, ont apporté dessables pour la consolider;l’istlnne a maintenant 600mètres de largeur dans sapartie la plus étroite, etcà et là les sables s’y élèventen monticules. Ile la citécontinentale , Paleo-Tyr ,qui se prolongeait entre lescollines et le littoral surune longueur de 12 kilo-mètres du nord au sud,entre la bouche du Leontèset les magnifiques sourcesde Ras-el-Aïn ou « Tète del’Eau », il ne reste plus unseul édifice, si ce n’est des
tombeaux, effondrés pour la plupart. L’un d’eux est désigné comme le« sépulcre d’IIiram » : la légende, en effet, devait trouver dans l’ancienneTyr au moins une pierre qui rappelât le nom du roi constructeur dont lamémoire préside encore aux assemblées des « maçons » désireux dereconstruire le monde. De même, elle indique comme «puits de Salomon »des réservoirs antiques dans lesquels se déversent les eaux abondantes du
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Tombeaux
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D'après les cartes marines françaises et CaillarJot
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