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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

sage et reçoivent une quantité d’eau qui s’épanche en torrents temporairesou même en sources et en ruisseaux permanents : en bas, dans les plaines,la limite des culLures est marquée par les derniers fdels d’eau qu’alimen-tent les pluies ou les neiges tombées sur les montagnes. Quelquefois b*premier souille de la mousson, vers la lin de mars ou le commence-ment d’avril, apporte quelques averses, très désirées par les cultivateurs :mais d’ordinaire les grandes pluies coïncident avec la période des forteschaleurs. La saison normale des orages varie singulièrement dans lesdiverses régions de la Péninsule suivant la latitude, le relief du sol, laproximité de l’une ou de, l’autre mer, les déviations et les remous qui seproduisent dans le déplacement des airs. Dans les montagnes du Yemen ,les fortes pluies tombent ordinairement à l’époque normale pour le climatdes tropiques, c’est-à-dire à la lin du mois de juin et eu juillet. Parfoisen cette saison le rocher d’Aden reçoit de 10 à 18 centimètres d’eau'; maisil arrive aussi que les ondées manquent complètement ; en trois années, de1800 à 1872, les citernes d’Aden ne furent emplies qu’une seule fois 2 .Dans le Iledjaz, on attend la pluie surtout en décembre; à Mascatc et dansles massifs de l’Oman , c’est en décembre et janvier que se fait la plusgrande précipitation d’humidité. En moyenne, la chute d’eau est assezabondante dans les régions habitées de l’Arabie méridionale jusqu’auseizième degré de latitude : aussi les prières pour la pluie, qui prennentune si large place dans le culte ordinaire des tribus septentrionales de laPéninsule, ne se retrouvent-elles pas dans le rituel des méridionaux 3 .Mais que les pluies soient abondantes ou non, la zone montagneuse quiles reçoit n’est pas assez étendue pour qu’un excédent d’humidité descendejusqu’à la mer, du moins par des cours d’eau superficiels. 11 n’est pas uneseule rivière du versant occidental qui pendant toute l’année traverse lazone entière, du Tehama pour atteindre la mer Rouge : toutes sont desmixyal ( masil , masilah), analogues aux fiumare de l’Italie , aux naüah del’Inde . L’eau s’épuise en route dans les cultures riveraines et que de foiselle est insuffisante pour arroser les champs! Souvent les populationsattendent pendant des semaines et des mois l’eau vivifiante; on regarde leciel, on interroge le vent et tous les phénomènes de l’atmosphère; lesaffaires sont interrompues; la guerre même s’arrête entre les tribus. Lafoule s’assemble pour étudier le nuage qui se forme à l’horizon, et quandil se déchire, que l’eau ruisselle dans les ravins et que le lit sablonneux du

1 Griscbach, La végétation du Globe, trad, par Tchihatcheff.

s \Y. Kropp, Annales hydrographiques.

5 Von Maltzan; — llann, Handbuchder Météorologie.