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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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ILES DE BAIIREIN, MER ROUGE .

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forme plus régulière; elles conservent aussi plus longtemps leur eau dorée,tandis que les perles Manches de Ceylan perdent rapidement leur éclat,surtout dans les pays chauds. Les perles de Bahreïn sont les plus estimées,même au point de vue médical, les Arabes et les Persans attribuant unegrande vertu de guérison aux débris pilés des gemmes. L’industrie de lapèche n’a pas décru dans le golfe Persique comme en tant d'autres parages.Dans le seui archipel de Bahreïn , environ ci 'a mille marins s’oc-cupent eu même temps de pécher les huîtres perlières, et sur toute lacôte comprise entre lvoveïl, près des bouches du Chat-cl-Arab et la côL-des Pirates, non loin de l’entrée du golfe, des stations secondaires sontétablies dans le voisinage des bancs. En vertu des usages, origine du droit,les perles appartiennent à tous les habitants du littoral ; eux seuls peuventaller ramasser les huîtres sur le fond marin et tout plongeur étrangersérail ignominieusement chassé; cependant presque tous les profils de lapèche appartiennent d’avance aux prêteurs, Hindous ou Arabes , qui, pardes prêts usuraires, ont fait de l’équipage de pêcheurs une chiourmod’esclaves. Les parts de profit sont réglées : tant au patron de la barque,tant aux plongeurs et aux servants; mais toutes ces parts, avant d'êtredistribuées, sont déjà saisies par le bailleur de fonds; la pitance jour-nalière du pêcheur est des plus misérables 1 . Le mode d’exploitation desbancs est encore rudimentaire : les plongeurs, alourdis par une pierrequ’on leur attache aux pieds, les narines fermées par un obturateur encorne, les oreilles bouchées par un tampon de cire, descendent sur le fondpar 10, 20 ou même 50 mètres; puis, après 50 ou 60 secondes de re-cherches, ils remontent à la surface avec leur butin; huit ou dix foispar jour ils recommencent ce voyage périlleux, exposés aux attaques desrequins et des espadons, qui font chaque année une trentaine de victimesparmi les pêcheurs. C’est principalement dans le voisinage des sources defond que l’on trouve les plus belles perles et la nacre la plus éclatante;c’est même aux substances apportées par l’eau douce que les Arabes attribuent l’origine des concrétions perlières : les grandes pluies leur fonttoujours espérer une récolte fructueuse. x

La mer Bouge, qui sépare l’Arabie de l’Abyssinie et de l’Egypte sur unelongueur de 2200 kilomètres, comptée en droite ligne de la rade de Suez

1 Nombre des pêcheurs sur la côte des Perles : 70 000, montant 6000 barques;Valeur totale des produits : 12 500 000 francs, soit 178 francs par tête.

(Grattan Geary, Through Asiatic Turknj.)