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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

struites sur les ruines d’un ancien couvent d’Auguslins. A 1 étroit dans sonenceinte, la ville se compose de hautes maisons séparées les unes des au-tres par des ruelles qu’obstrueraient deux hommes marchant de front;mais en dehors de la cité se prolongent des faubourgs construits en pieuxet en nattes où gîtent des gens de toute race et principalement des Balou-lelies du Mekran*. Bien que les rues ressemblent à des fossés plutôt qu’àdes avenues, elles sont pourtant d’une grande propreté ; mais on y che-mine comme dans l’intérieur de la terre : des nattes, tendues d’une maisonà l’autre, sont recouvertes de quelques centimètres d’argile pour empêcherle passage de la chaleur solaire; seulement, de distance en distance sontpratiquées des ouvertures par lesquelles la lumière darde scs jets éblouis-sants. Les habitants couchent sur les terrasses des maisons, pour éviterl’extrême chaleur des appartements, et quand souffle le vent embrasé dudésert, ils s’arrosent mutuellement, comme des plantes, pour remplacerl’eau perdue par la transpiration. Aussi les rhumatismes sont-ils une desmaladies les plus communes à Maseate. Le climat est trop énervant poul-ies Européens; seulement deux ou trois y résident; les autres ne sontque des étrangers de passage. Dans les montagnes voisines, quelquesbourgs, tels que Boslak, ont été choisis comme sanatoircs par les négo-ciants de ia cité.

La population de Maseate, attirée par le commerce, appartient aux racesles plus diverses. Aux Arabes du littoral et de l’intérieur, qui constituentle gros des habitants, se mêlent Baniah de l’Inde , Baloutches, Persans,Abyssins, Somali et nègres de toute la côte d’Afrique , hommes admirablespour la taille et la musculature herculéenne. Le port, qui a valu à ce pointdu littoral l’avantage d’être choisi comme lieu de rendez-vous des marinsde l’Océan des Indes, est très profond, de 20 à 50 mètres , et les navires ytrouvent un bon mouillage, sauf pendant les vents du nord-ouest : alorsles embarcations, risquant d’être jetées à la côte, doivent prendre le largeou chercher un autre abri. Le mouvement des échanges est fort considé-rable, surtout à l’exportation : les commerçants de Maseate expédient dupoisson, des dattes et d’autres fruits, des pâtes de halva, supérieures àcelles de Smyrne et de Constantinople , et même quêlques étoffes de coton*.A deux kilomètres à l’ouest de Maseate, le petit port de Mattra ou Klial-

1 Gratlau Geary, Through Asiutic Turlccy.

i Mouvement commercial de Maseate, en 1878 :

Importation . 7 500 000 franc».

Exportation. 27 500 000 >'

Total. 55 000 000 » (Grattan Geary.) ;