S 0IIA R, C1IARDJAH, BIREDIAII, MIRBAT.
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étrangers y sont noml)reux et y vendent des châles, des armes, des produitsmanufacturés du Bengale ; la ville possède aussi une industrie propre, etl’on y tresse autour des objets de prix les plus délicats filigranes d’or et■d’argent ; les tisserands fabriquent les manteaux rouges qu’aiment àporter les Omani , les tuniques en coton que recherchent les gens duAedjed, et des tapis fort appréciés sur tout le littoral du golfe. Chardjah,et plus au sud la ville de Dobeï, dont le port, semblable à un lac, se rat-tache à la mer par un grau ouvert dans une plage blanche, où la vagueapporte des grains d’ambre, se trouvent à peu près sur la limite occiden-tale de la zone des huîtres perlières, et leurs flottilles vont prendre partà la pèche, sur les bancs de la « Mer des Filles », au delà du port d’Abou-Debi. Le petit port de Ras-cl-Kheïma, l’ancien nid des pirates Djcwasini,est maintenant une cité pacifique de pèche et de commerce. A l’ouest, surla péninsule de Katar , les deux petites villes de Wokra et de Bedaa ontaussi leurs ports emplis de barques noires, au bordage rayé de sillonscreusés dans le bois par la corde des plongeurs.
Quelques villes importantes se trouvent aussi dans l’intérieur de l’Oman ,mais il en est peu que les voyageurs européens aient visitées. Bircïmah ,chef-lieu du pays de Dahirah, sur la route de Sohar à Abou-Dcbi, est unmarché agricole très actif ; Neswah , sur le versant méridional du Djebel-Aklular, est une bourgade industrieuse où l’on fabrique des objets encuivre avec le minerai retiré des monts avoisinants ; Minnali est entouréede cultures dont la richesse émerveilla Wcllsted, accoutumé à ne voir enArabie que des espaces déserts 1 . Au sud-est, dans le district de Djaïlan,le bourg de Beni-Abou-Ali, habité par une tribu d’Arabes wahabites, rap-pelle la défaite d’une petite force anglaise , que vengea une armée detrois mille hommes, en 1821. Sour, le port de cette région, est situé à unefaible distance à l’ouest du promontoire extrême de l’Arabie sud-orientale,le Ras-el-IIadd : on dit que le nom de Sour provient des Syriens qui s’éta-blirent jadis dans l’Oman : de nos jours, le commerce local est entre lesmains des Baniah de l’Hindoustan.
Sur la côte méridionale de l’Arabie, le port de Mirbat, échelle du Ouadi-Doan, presque en face de l’île deSocotora, appartient encore à l’Oman : c’estl’échelle d’une antique cité, Dliafar ou Dofar , qui eut jadis une popu-lation considérable : lbn Batouta la décrit au quatorzième siècle commeune ville commerçante et très industrieuse 2 : les ruines en sont toujours
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