900
NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE
clian. Les monuments les plus remarquables d’Aden sont les vastes citernesexcavées dans le flanc de la montagne, pour suppléer à l’eau trop rarequ’amène un aqueduc des collines du continent ; les bassins peuvent con-tenir plus de 40 000 tonnes d’eau, mais sont souvent à sec, et l’on doitavoir recours à la distillation de l’eau de mer pour l’alimentation de la cité.Les Arabes, anciens maîtres du pays, sont en minorité dans Aden : l’élé-ment principal de la population est fourni par les Hindous, tant Baniahque musulmans, et par les Somali de la côte opposée : en liiver, dix millede ces Africains habitent la ville anglaise , à laquelle ils apportent desbrebis, du suif, du beurre, des bois de construction, ’pour acheter en
ADE-V
E«t de Pari
SeVlan
L Â ffSûLJ
Bir Ahmed
15 LU.
échange des étoffes et du tabac*. Ues Juifs, quelques Parsi , enfin des Euro-péens, sans compter la garnison, vivent aussi dans cette ville, considéréeofficiellement, et non sans raison, comme une dépendance administrativede l’IIindoustan. A’est-elle pas, en effet, une simple escale sur la roulemaritime de Londres à Bombay? Avec le territoire des roitelets arabes quien dépend, elle n’est pour les Anglais qu’un anneau de la chaîne immensetendue par eux autour du monde. Le territoire annexé officiellement à lacolonie comprend, au nord de la presqu’île, la petite oasis de Clieïkh-Ollnnan. Immédiatement à l’entrée de la mer Bouge, protégée par le pro-montoire rocheux de Bab-el-Mandcb, s’ouvre, en face de Pcrim, la crique
* Mouvement commercial il’Aden en 1880 :