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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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il AK ALLA, VILLES DE L’HADRAMAOUT , ADEN.

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plus de 200 kilomètres au nord de Makalla, au confluent des ouadi Rachiyehet Kasr, qui forment le Ouadi-Mossileh. L’autre capitale, Cliibam, à unequarantaine de kilomètres au sud-ouest de Terim, est dans le bassin duOuadi-Kasr, et d’autres villes populeuses, telles que Ilaoura, Beda, Amid,se trouvent plus haut, sur des branches de la même ramure fluviale; nonloin de Ilaoura, près de Mcclied-Ali, s’élèvent les « quarante tombeaux »,chambres sépulcrales portant des inscriptions hymiariques. De Wrede neréussit point à visiter ces tombes célèbres, son guide ayant juré « par lepain » qu’il n’v mènerait point l’étranger. Dans l’IIadramaout occidental,sur les confins du Yemen , les cités principales, Ilabban, Ycchboum, Nisab,fameuse par ses mines de sel gemme, restèrent également en dehors de l’iti-néraire de l’explorateur allemand . Les deux ports de Bir-Ali et de Mcgdcha,dans le pays des Waliidi, se complètent d’une manière bizarre. Situés auxdeux extrémités d’une grande baie qui s’ouvre au sud, ils n’offrent l’un etl’autre d’abri que pendant une mousson : Megdeha, à l’orient, reçoit lesnavires en hiver, quand soufflent les vents du nord-est; Bir-Ali, à l’occi-dent, est le havre choisi pendant la mousson du sud; toute la populationse déplace avec les barques des marins; de saison en saison, elle voyage del’une à l’autre capitale*. A l’ouest, Cliougra est aussi une échelle très fré-quentée. Les Arabes du littoral émigrent en grand nombre pour se louercomme soldats chez les radjah de l’IIindoustan.

La ville anglaise d’Adcn, devenue la plus populeuse de toute l’Arabie, estsituée dans une île qu’une langue de sable a rattachée à la terre ferme :son admirable position, à la base d’une citadelle de rochers facile àdéfendre, près de deux ports naturels profonds et bien abrités, fut appré-ciée par les Anglais dès qu’ils levèrent la carte du littoral d’Arabie, et, en1859 , ils se firent céder la presqu’île d’Adcn, moyennant une pension dequelques centaines d’écus à l’effigie de Marie-Thérèse, payée au sultan deLahedj. Le petit village redevint une ville comme Adana l’a ; ait été au tempsdes navigations phéniciennes, puis avant la découverte de la route mari-time des Indes : actuellement Aden est même formé de deux villes diffé-rentes : la « Marine » ou Steamer-point, située près du port occidental oùtouchent les bateaux à vapeur cl où des flottes entières pourraient faireleurs évolutions, et la cité proprement dite qui, des pentes d’un volcanéteint, domine le port oriental abrité par l’ilot de Sirah, qui se rattachemaintenant à la terre ferme; de puissantes fortifications, rappelant cellesde Gibraltar , ont été construites dans le cratère même du Djebel Cham-

1 Pdermann's Mittheilungen, 187‘2.