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Tome I.
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XXXVI
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ÉLOGE

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notre économie rurale . Je ne connois pas son pendant. Elle doitfaire époque , même dans lhistoire de France . M. Dorthès la re-cueillie, sans soupçonner son importance. Je lui sais gré, du moins,de lavoir conservée, et je me félicite de pouvoir mettre en toutson jour, une preuve si éclatante du discernement de Henri, et desservices dOL i vie r. Aujourdhui, ces deux noms sont faits pourêtre unis , et se recommander lun lautre. Si lauteur de LaHenriade avoit connu cette anecdote, au lieu de feindre unetempête pour jeter son héros dans lîle de Jersey , chez un hermiteimaginaire , jaime à penser quil auroit cru devoir , de préférence,le conduire au Pradel, près dun vrai Socrate champêtre. Et, sousla plume de Voltaire cet épisode, plus conforme à la vérité delhistoire , auroit encore mieux réuni, ce me semble , les leçons dela politique , aux beautés de la poésie. Du moins , il eût justifié cequil dit si bien, à propos du simple régal quoffre au roi lesolitaire de Jersey :

Le prince à ces repas étoit accoutumé :

Souvent, sous lhumble toit du laboureur charmé,

Fuyant le bruit des cours, et se cherchant lui-même,

Il avoit déposé lorgueil du diadème.

{Henriade, Ch. /.)

Quant à moi, je lavoue, depuis que jai appris que la premièrepépinière de mûriers , établie en France , fut plantée dans lesTuileries , daprès lidée de Henri IV , et des mains dOLiviER de Serres j ce superbe local, le premier de lEurope par saposition, par la majesté de son plan , par le grand homme quilhabite ; ce jardin magnifique a pour moi un charme de plus. Jene pourrai plus désormais me promener aux Tuileries , sans yporter ces souvenirs , dont malheureusement il ne subsiste aucunetrace. Mais nest-il pas aisé de les y rappeler, de les y consacrer,par un monument simple , analogue au sujet et au heu de lascène? Pourquoi ne pas placer , dans un coin de ce beau jardin