XXXVJJ
(même, s’il le falloit, aux dépens de quelques statues de la mytho-logie , que j’admire autant que personne, mais qui, toutes bellesqu’elles soient, sont moins intéressantes qu’un monument na-tional) 5 pourquoi, dis-je, n’y pas placer un bosquet de mûriers, unmarbre, et une inscription à-peu-près en ces termes?
C’EST ICI
QU’AU COMMENCEMENT DU DIX-SEPTIEME SIÈCLE,
ET DE L’ORDRE EXPRÈS DE CE PRINCE,
VINGT MILLE MURIERS BLANCSRASSEMBLÉS ET PLANTÉSPAR LES SOINS D’OLIVIER DE SERRES ,
DONNÈRENT LE MOYEN DE PROPAGER CET ARBRE UTILE,
ET D’ÉLEVER LES VERS A SOIE,
DANS L’HEUREUX CLIMAT DE LA FRANCE.
EN MÉMOIRE DE QUOICE MARBRE A ÉTÉ ÉRIGÉSOUS LE CONSULAT DE BONAPARTE,
L’AN.DE LA RÉPUBLIQUE.
Autour de cette inscription, des bas-reliefs pourroient offrir lesdivers attributs de l’industrie rurale et manufacturière $ attributsqu’il importe de ne pas séparer, et de représenter constammentréunis aux yeux des citoyens.
Enfin , si l’on vouloit joindre au marbre que je propose , une deces grandes pensées qui doivent servir d’épigraphes à tous lesmonumens publics, on pourroit y sculpter, sur la face opposée àla première inscription , ou bien sous l’inscription même , ces motsénergiques de Pline : Deus est mortali juvare mortalem , et