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PIÈCES RELATIVES
d’OnviER de Serres, avec des notes,par les CC. Broussonet, Dubois, Lefebvre etParmentier. Le Théâtre d’Agriculture est consi-déré , même par les étrangers , comme un ou-vrage classique ; à plus forte raison, doit-il êtrereproduit chez les François : le Ministre de-mande que la Société d’agriculture du départe-ment de la Seine nomme une Commission , dansson sein, pour donner enfin cette édition si dési-rée , et qu’on a déjà promise. Un des prédéces-seurs du Ministre avoit recommandé ce travailaux membres du Bureau consultatif d’Agricul-ture : ces citoyens , qui sont tous membres dela Société , se réuniront avec elle, pour faire, del’édition du Théâtre d’Agriculture, un monu-ment digne du siècle qui doit le voir renaître.Le nombre des exemplaires pour lesqnels leGouvernement souscrira, sera fixé d’après unrapport particulier. Cette mesure pourra êtreétendue, 1". aux OEuvres de de la Quintinye ,de Duhamel du Monceau , et du petit nombred’agronomes de cette classe que la France doitse féliciter d’avoir produits ; 2°. aux ouvragesimportans des agronomes anciens ou étrangers ,qui méritent d’être traduits et appropriés au cli-mat de la France.
Art. IV. Le Ministre est instruit que dans laséance publique de cette Société , qui doit avoirlieu le 3 o de ce mois , il doit être distribuédes médailles d’encouragement à plusieurs per-sonnes , entr’autres à deux bergers et à un jardi-nier; le Ministre charge le Secrétaire-généralde faire inviter ces hommes estimables , à venir,après la séance , dîner avec lui au Ministère , etde leur annoncer qu’il compte aussi les présenterau Directoire exécutif. On se propose de fairemieux l’année prochaine , si le Ministre peutréaliser le concours qu’il a fort à cœur d’établirentre tous les cultivateurs, à l’exemple de celuiqui a déjà eu lieu , avec tant d’éclat et de succès ,entre les fabricans.
Art. V. Dans les séances publiques de laSociété d’agriculture de Paris , pour les annéesprochaines , le Ministre désire sur-tout, qu’ilsoit prononcé l’éloge solemnel d’un agriculteur,François ou étranger, digne d’être proposé à l’i-mitationdes François. Les Anglois ont, dans cegenre , un fameux sermon annuel dans l’église
de Saint-Paul de Londres ; c’est ce qu’on appellela fondation de Fairchild. Le Ministre penseque cette institution est naturellement liée àcelle de la Société d’agriculture de Paris , quipourra faire prononcer le discours par un de sesmembres , ou en faire le sujet d’un prix, dont lemontant fera partie des fonds que le Gouverne-ment se propose d’attribuer àla Société, aussitôtqu’il aura le rapport demandé par l’article II ci-dessus. Il faudra commencer par l’éloge d’Om-vier de Serres.
Art. VI. etc. ^Les autres articles n’ont pointde rapport à notre objet. )
Le Ministre de l’Intérieur,
Signé François (de Neufchateau).
Pour copie conforme,
Le Secrétaire-général, Signé Geoffroy.
N°. V.
Prospectus de cette nouvelle édition (1),ornée de figures , et augmentée de notes etd’un vocabulaire ; publiée d’après un arrêtéde la Société d’agriculture du départementde la Seine, par une Commission prise dansson sein , et composée des CC. Cns ,Chaptal, François (de NeufchateauGrégoire, Huzard, Lasteyrie,Parmentier, Siivesire, Tessiek,Vilmorin, Yvart, (2).
Il existe, sur l’économie rurale , une grandequantité d’ouvrages. Le plus grand nombre netraite que des parties séparées de cette science ;
(1) I] y a eu deux Prospectus : le premier , rédigépar le C. Cels, a été lu à la séance publique de l’Ins-titut national, le i 5 Messidor an V, et publié la mêmeannée, et en l'an VIII ; le second a été publié en l’anX.Ils sont ici refondus en un seul.
{2) Ces citoyens ont cru devoir profiter des offresgé-néreuses qui leur ont été faites par plusieurs de leurscollègues , et par quelques autres savans , pour enrichircette édition. On trouvera la liste de tous ceux qui ontcoopéré aux notes de ce premier volume, à la suitede toutes ces pièces ; celle du second volume seraégalement en tête: chaque note est, d’ailleurs, souscritedes lettres initiales du nom de l’auteur qui l’a fournie.