{de Neufchdteau ) , tome II, in- 4 °. , page 121.)
VI. Enfin, la lettre particulière adressée ce-jourd’hui, 25 Prairial an VII, par le Ministre,à l’Administration centrale du département dela Seine, par laquelle il lui annonce , avec peine,l’impossibilité où il se trouve d’exécuter, dèscette année, son projet d’une fête nationale del’Agriculture. (Le Ministre avoit demandé, danstous les Départemens, des renseignemens précissur les meilleurs agriculteurs, sur les nouvellesdécouvertes agricoles, et sur les produits les plusimportans de l’économie rurale ; il devoit enrésulter une fête qui auroit été, pour l’agricul-ture, ce que celle du 1". Vendémiaire avoit étépour l’industrie. On auroit vu commencer, cetteannée, le concours annuel que le Ministre vou-loit établir entre les cultivateurs , pour l’amé-lioration des laines et pour d’autres perfection-nemens de l’économie rurale . Les foires delaine , si célèbres en Angleterre , celles de soie ,si fameuses en Espagne , les concours qui onteu lieu en divers pjays pour la meilleure char-rue , etc., toutes ces idées entroient dans le planque le Ministre s’étoit fait de la solemnité du1 o Messidor ; mais il avoit un vif regret de voirqu’il ne pouvoit réaliser ses vues à cet égard,dès cette année. Il attendoit, des Départemens,des réponses nécessaires : elles n’étoient pasarrivées , etc. Ibidem , tome II , page 276.)
Le Ministre désirant de rendre, à l’avenir, in-dépendans des circonstances , les services qu’ondoit attendre des Sociétés libres qui se sont for-mées , à sa voix , pmur la perfection de notre éco-nomie rurale , et de reconnoître sur-tout le zèlesingulier que lui a témoigné la Société de Paris ,il charge le Secrétaire - général de réunir enComité, les CC. Jaquemont et Dubois , chefsdes divisions de l’instruction publique et de l’a-griculture ; le Président et le Commissaire del’Administration centrale du département de laSeine ; le Président et les autres officiers compo-sant le bureau de la Société libre d’agriculturedu département de la Seine ;
Et de leur notifier l’arrêté qui suit :
Art. I. Les Sociétés d’agriculture manquant demoyens de correspondance, et leurs travaux par-tiels ayant besoin qu’on leur imprime une direc-tion uniforme, l’intention du Ministre est que la
Société du département de la Seine reprenne , àcet égard, le rang que lui avoit donné le règle-ment du 3 o Mai 1788, avec les modifications etles améliorations que le régime de la liberté doitapporter aux institutions de l’ancien régime, quel’on ne doit changer qu’en les perfectionnant.L’agriculture , délivrée des chaînes féodales , asur-tout besoin de lumières : il seroit honteuxque la révolution ne l’eût affranchie qu’à demi;et tant qu’elle demeure encore esclave de l’igno-rance et de la routine , elle n’est pas libre. LesSociétés d’agriculture peuvent donc être aujour-d’hui plus utiles que jamais , si leurs travauxsont bien conduits.
Art. IL La Société d’agriculture du départe-ment de la Seine , appelée à une organisationplus importante, proposera elle-même , au Mi-nistre , ses vues pour élever son règlement à lahauteur de cette nouvelle destinée, pour rap-procher constamment l’expérience de la théorie,et pour faire pénétrer par-tout les connoissances,qui ne sont véritablement utiles que lorsqu’ellespeuvent passer de la spéculation à la pratique.Dans cette vue , la Société fera un état motivédes fonds qui lui seraient nécessaires pour rem-plir les intentions du Gouvernement et fixer sonopinion sur les moyens les plus surs d’amé-liorer l’agriculture et l’économie intérieure de laFrance : il lui sera transmis, à cet effet, une copie!de toutes les pièces visées ci-dessus. La réponsede la Société d’agriculture sera examinée dansle Comité formé , par cet arrêté, chez le Secré-taire-général ; et ce dernier fera, au Ministre ,un rapport, dans lequel il distinguera: 1°. lapartie des travaux de la Société d’agriculture deParis , qui , ne concernant que le département de la Seine , doit rester nuement à la chargede l’Administration centrale; 2 0 . la partie qui,concernant la centralisation des travaux des So-ciétés d’agriculture de la République , et qui,sous ce point de vue général, intéressant toutela France , doit être comprise dans l’état desfonds du Ministère de l’intérieur .
Art. III. Dans le compte des travaux pro-jetés par l’ancienne Société d’agriculture deParis , et qui doivent être repris par la Sociétéactuelle, leMinistre a distingué sur-tout le projetd’une nouvelle édition du Théâtre d’Agriculture