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Tome I.
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PIÈCES RELATIVES

lxuc;

S.eirres , auteur recommandable par ses pro-fonides connoissances dans la culture des végé-taïuix, et dont le Théâtre dAgriculture, publiévierrs le commencement du dernier siècle , offreurnee preuve des progrès que cet art avoit faits enFraince , long-temps avant quil eût attiré iat-tenition des peuples chez lesquels il fleurit demoss jours. Quelques personnes ayant dailleursammoncé tout récemment la manière de filer léccorrce du mûrier , comme une découverte qui leuréitoiit propre, je me fais un devoir de rendre à laiméîmoire dOnviER de Serres la justiceqiuii lui est due à cet égard. Ses ouvrages sontpieiu répandus , et cest encore un motif qui maemfgagé à donner une nouvelle édition de celui-ci.Ceitte manière de retirer la soie de lécorce de ceta.rbne , peut devenir, sur-tout, avantageuse danslies; lieux la rigueur des saisons ne permetp>ass délever le ver à soie. »

.Le C. Broussonet, cherchant à rendre plusdluin hommage à la mémoire dOuviER , avoitauussi proposé son éloge à la Société des sciencesdie Montpellier : le prix fut décerné dans lastéarnce publique de cette Société , le 29 Avrili 7(90 , au mémoire de feu le C, Dorthès (1).

Le principal ouvrage de notre auteur , son'Tlhédtre dAgriculture , est un modèle de pré-c.isnon , un recueil immense de bons principes.Il faut le lire avec attention, pour nen rienpieirdre. Il est divisé en huit livres, quil appelleLnieux, à la tête desquels sont des tableaux de ceqpuils renferment : les sous-divisions de ces ta-hdieaux donnent les titres des chapitres , ou bienhess chapitres ne sont eux-mêmes que les sous-cdiwisions des tableaux. Cette manière trop peussuiivie , cependant extrêmement utile, de réduireæom travail en tableau , est celle dun bon espritiquii a bien étudié son sujet. Ces sous-divisionss;omt au nombre de cent dix ; elles traitent sur-tcomt des terres, des manières de les faire valoir;ide;s labours, des engrais, des récoltes; des grains,ide; leur conservation ; des vignes , des vins et desauitres boissons ; de tous les animaux domes-tiiques , y compris les abeilles et les vers à soie ;die toutes les espèces de jardins ; des arbres; despirairies naturelles et artificielles ; des eaux, des

bois ; des bâtimens ruraux ; des alimens, des re-mèdes pour les maladies des hommes et des ani-maux ; de la chasse , de la pêche ; de différensautres objets déconomie rurale , etc. Toute lascience entre dans son plan; et quoique lou-vrage ne forme quun volume denviron millepages, peu dobjets y sont omis. Ce traité,plein dexcellens préceptes , rempli dobserva-tions exactes , dont plusieurs Modernes nontpas dédaigné de semparer , est écrit avec rapi-dité : le style en est plein et serré. Louvrageest semé de maximes proverbiales , dun grandsens : cest un moyen sûr 3 e fixer dans la mé-moire du plus grand nombre des hommes , lesvérités utiles quil leur importe le plus de rete-nir. Loin de nous la pensée de regarder commetrivial ce moyen qui peint si bien la simplicitédes moeurs de nos aïeux, et davilir une desressources dont nous avons besoin pour opérerla régénération de lagriculture ! Si les habitansdes villes eussent employé lautorité de ce lan-gage consacré aux champs , ils y auroient étéplus écoutés et mieux entendus ; ils auroient ob-tenu des succès pour lamélioration de cet art,par excellence, qui place le bonheur de lhommesi près de la nature.

Les détails de la vie dOLiviER, de cethomme qui sest élevé au-dessus de son siècle,qui , par ses travaux , a si bien mérité de sessemblables , sont entièrement ignorés. On neconnoît précisément ni le lieu , ni lépoque desa naissance : on sait seulement quélevé au mi-lieu des montagnes du Vivarais , il cultiva sur saterre du Pradel. Peut-être des recherches plusheureuses en apprendront-elles davantage sur lavie dun homme qui doit être compté parmi lesbienfaiteurs de lhumanité ; cest en cela que sontutiles les notices biographiques , sur-tout lors-que les Sociétés savantes qui les publient, neperdent pas de vue que la postérité attend cesmatériaux de lhistoire pour faire justice , etpour conserver à la mémoire des hommes ceuxquils doivent chérir et imiter.

Cest un devoir religieux à remplir , que demettre à portée du plus grand nombre des cul-tivateurs , les dogmes quils doivent pratiquer ;et rien natteint mieux ce but que la publicationdes ouvrages dO livier. Déjà, plus dune fois,

(1) Voyez ci-devant, lextrait de cet éloge , N®. I.