cette entreprise a été tentée : les Ministres de l’Intérieur , Benezech et François ( de Neuf châ-teau) , ont provoqué successivement cette édi-tion ; mais les circonstances se sont toujoursopposées à son succès. La Société d’agriculturedu département de la Seine, appréciant l’im-portance de ce travail , et considérant que lapaix générale, qui assure à la République unetranquillité si désirée , va faire porter tous lesefforts vers les arts utiles qui doivent assurer saprospérité, a jugé que le moment étoit favorablepour réimprimer les ouvrages du premier desagronomes François ; elle a pensé qu’elle seroitpuissamment secondée par tous les amis del’agriculture; et en conséquence, dans sa séancedu 4 Brumaire an X , elle a arrêté : 1 ". qu’ilseroit nommé une Commission, prise dans sonsein , pour s’occuper de la réimpression duThéâtre d’Agriculture d’ÜLiviER de Serres ,avec des notes; 2 °. que, pour faciliter cette réim-pression , elle prendroit, pour son compte , unnombre déterminé d’exemplaires de l’ouvrage;3°. qu’elle inviteroit le Ministre de l’Intérieur,les Préfets , les Sociétés d’agriculture départe-mentales , et notamment tous ses membres etassociés, à souscrire pour cette utile entreprise.
Les mesures adoptées par la Société ont eul’effet qu’elle avoit lieu d’en attendre ; les tra-vaux de la Commission qu’elle a nommée sont enactivité ; le Ministre de l’Intérieur (le C. Chaptal)a bien voulu favoriser particulièrement cette nou-velle édition ; un grand nombre de membres ontsouscrit. Le C. Charles Cajfarelli, alors préfetdu département de l’Ardèche , aujourd’hui préfetde celui du Calvados , désirant contribuer detout son pouvoir aux vues de la Société d’agri-culture , lui a offert, pour servir de frontispiceà cette nouvelle édition , la gravure du portraitd’O livier de Serres, et celle du monu-ment qu’il se propose d’ériger à sa mémoire,et pour lequel une souscription est ouverte ( 1 ).D’autres savans estimables se sont empressésde remettre les notes qu’ils avoient eu occasionde faire sur Olivier de Serres , ou surses ouvrages ; et il en a été de même de ceux desanciens collaborateurs , que leur éloignement
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ou leurs travaux ont empêché de coopérer plusactivement à cette réimpression.
Cette nouvelle édition, avec les notes , levocabulaire et les planches , formera deux ifoirtsvolumes in-quarto, de caractère cicéro , à alemxcolonnes, pour le texte ; et de petit-romaiim ,aussi à deux colonnes, pour les notes. Chaïquepage in-quarto , de texte , contient plus d”u:nepage de l’édition in - folio, et chaque pag(e denotes en contient plus du double. Onn’apioiintcherché le luxe typographique ; on s’est bcornéà bien soigner l’impression, et à mettre lejphusde matière possible dans un petit espace.
La Souscription reste ouverte au prix 1 de3o francs , jusqu’à la publication du sectomd•volume, qui est actuellement sous presse, c:h*ezmadame H u zarjo , imprimeur - libraire , nuede V Eperon-Saint-André-des-Arts, N°. ii.On imprimera une seconde liste des Souscirip-teurs , s’il y a lieu, en tête de ce volume.
N*. V I.
Notice sur Olivier de Serrx s ,sieur du Pradel, par le C. La Boissièire,ancien Avocat-général au ci-devant Parrle -mentde Grenoble. An IX.
Olivier de Serres , fils de Jean de Serres , sieur du Pradel , et de Louise Leyriis ,naquit en Vivarais , vers l’an i53ç ( 1 ).
Au chapitre I , Lieu III, de son Théâttned’Agriculture , il appelle Villeneuve-de-Be;rgsa patrie. Au chapitre XXVI, Lieu VI, i.ldonne ce nom au bourg Saint-Andéol .
Les probabilités se réunissent tellement en (fa-veur de Villeneuve-de-Berg , que l’on peut ass'.u-rer que s’il possédoit quelques biens au bouirgSaint-Andéol , Villeneuve étoit le lieu de sainaissance. 1 °. Sa maison étoit encadastrée dains;le compoix de cette ville , fait en i5y<) ; 2 “. ilicultivoit le fief du Pradel, qui n’en est éloigmé;que de demi-lieue ; 3°. sa femme , Margueritted’Arçons, en étoit originaire, et sa famille exislte
( 1 ) Voyez ci-après , N°. IX.
( 1 ) Pièces fugitives de Daubais, tome II , page 334-