SUR L’ AGRICULTURE.
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espèce de république, dont les règles offroiemt depuis long-temps l’image dusystème représentatif, avoient remis en honnenur le travail des mains , et re-cueilli les procédés utiles de l’art rural. Lessciemices et les lettres, épouvantéespar le cri des barbares qui ravageoient l’Europe. , fse réfugièrent dans les cloîtres.La charrue et la bêche, les arts et les métiers, tirouvèrent un asile autour desmonastères ; on y hâtit des villages , dont um grand nombre devinrent desvilles. Les enfans de saint Basile, de saint Bemont, de saint Bernard, de saintNorbert, conservèrent les monumens du génie, «ett défrichèrent les cantons où ilsavoient choisi leurs retraites. Dans la foule d’écriiv.ains où l’on peut en puiser lespreuves, je citerai : Pierre de Crescens , qui , dans sa lettre au général desDominicains , dont les conseils l’avoient encomragé , le prie, ainsi que lesautres moines , de corriger son ouvrage sur l’agiriiculture (x) ; N élis, qui exposeles avantages que l’agriculture a tirés des abîbtayes fondées dans le septièmesiècle (2); Lavezari , traducteur italien de JM 7 il te rpacher , qui retrace lesservices rendus à l’agriculture par les moines, ^spécialement ceux de Chiara-valle ( 3 ). La Lombardie leur doit l’art des irrigations , au moyen desquellesl’agriculture de ce pays a devancé d’environ un sshècle celle des nations voisines.
En 1694, fut fondée à Bologne une chaire td’hydrométrie , occupée parGuglielmini ; mais depuis long-temps l’Italie ; savoit mesurer la force et lavitesse des eaux , les gouverner , les répartir enfcrce les cultivateurs : la pratiqueavoit précédé les théories scientifiques.
Souvent les moines échangeoient des fonds a_iméliorés, contre des domainesincultes, mais plus vastes. Cavanilles , dans ses O btservations sur le royaume deValence , vous promène, en quelque sorte, dams <ces champs où les Cisterciens ,à force de travail, fertilisèrent des sables arideis (4). Il réclame en faveur descurés, contre les chapitres, dont les membres ,, à quelques exceptions près ,sont aussi inutiles en Espagne , que tout ce qui, œn France et ailleurs , a portéou porte ce nom. Cavanilles décrit les soins d’um curé pour perfectionner laculture des melons. Ce fait ramène naturelleament l’éloge de cette classe sirespectable de pasteurs auxquels on doit beaucomip pour l’avancement de l’éco-nomie rurale ( 5 ) , dont un Gouvernement sage réicliamera toujours l’intervention,et sur le compte desquels tous les cahiers des baihluages, en 1789 , appeloient lesregards de l’estime et de la bienveillance. C’est ilet langage des hommes éclairésdans tous les pays, tels que Arthur Young , JT. J. Rousseau , Levéque ;Quintero, membre de l’Académie d’histoire à MIadrid (6) ; Griselini , secré-
(1) Voyez cette lettre, en tête de son ou-vrage : Trattato délia Agricoltura . Bologna ,1784 , in-4°. , tome I.
(2) Vues sur différents points de l’HistoireBelgique, dans les Mémoires de l’Académiede Bruxelles, tome II.
( 3 ) Elementi d’Agricoltura . Milano, 1784,in-8°., tome I, page 7 de la préface.
( 4 ) Observaciones sobre la Historia natu-ral, etc. del reyno de Valencia . Madrid ,
I7ç5,in-fcol., tome II, page 207 et suivantes.
( 5 ) Dlains le Semanario de Agricultura( Madricd ,. 1797, in- 4 °.), journal utile, entre-pris par idteux hommes de mérite , et continuépar l’un d”eux , on trouve plusieurs traits quiattestent lies connoissances agronomiques etle zèle d(es> curés Espagnols .
(6) P ernsamientos politicos y economicosdirigidos; ca promover en Espana la Agricul tura , etcc. Madrid , 1798, in-8°.